Louise Weinane

Les nouveaux supports d'information : évaluation et développement de la bibliothèque numérique et réflexion sur la mise en place d'un prêt de liseuses à la Bibliothèque francophone multimédia

Maître de stage : Marie-Luce Jousselin
Bibliothécaire, responsable du pôle « Sciences »,
Bibliothèque francophone multimédia de Limoges

stage effectué du 04 avril au 02 juillet 2011

stucture d'accueil : Bibliothèque francophone multimédia - Limoges

publiée en ligne le 07 décembre 2011

Couverture du rapport de stage


La Bibliothèque francophone multimédia de Limoges a développé via sa Bibliothèque numérique une offre donnant un accès gratuit pour les usagers, aux ressources numériques dont elle dispose. Ces ressources accessibles à distance et/ou au sein de la bibliothèque sont issues de son propre fonds et de divers abonnements auxquels elle a souscrit. L'évaluation du service permettra de développer la Bibliothèque numérique en l'enrichissant de nouvelles ressources ou de réorienter les choix qui auront été faits par les professionnels. Parallèlement à cette offre en ligne, la Bfm a décidé de proposer à ses usagers un service de prêt de liseuses. Après avoir analysé les différents aspects de ce projet, la Bfm va procéder à l'acquisition de 20 liseuses (10 Sony et 10 Bookeen) qui seront proposées dans le courant de l'année en consultation sur place et en prêt à domicile à la Bfm centre-ville.

The “Bibliothèque francophone multimedia” of Limoges has developed, through its Digital Library, a new service giving free access for users to its digital resources. These resources, accessible from home and / or in the library, are provided from its own collections and from the various subscriptions it took out. The evaluation of this service will allow the development of the digital library by enriching it with new resources, or by redirecting the choices which have been made by the librarians. At the same time, the Bfm has decided to implement an e-book readers lending service. The Bfm, after making a close study of the project, will proceed with the acquisition of 20 readers (10 Sony and 10 Bookeen), which will be proposed later this year at the city center main library both with on-site consultation and to check out.

Je souhaiterais remercier dans un premier temps Daniel Le Goff, conservateur territorial et directeur de la Bibliothèque francophone multimédia pour m'avoir acceptée en tant que stagiaire au sein de son établissement.

J'adresse particulièrement mes remerciements à Marie-Luce Jousselin, bibliothécaire à la Bfm, responsable du « pôle Sciences » pour m'avoir donné l'opportunité d'effectuer mon stage au sein de son équipe, et pour m'avoir assistée tout au long de ma période de stage.

Je remercie aussi toute l'équipe du « pôle Sciences », avec qui j'ai pu échanger mes expériences, en acquérir de nouvelles, mais aussi pour avoir facilité mon intégration au sein de leur groupe. L'ensemble de l'équipe m'a permis de découvrir toutes les facettes du métier quelles qu'elles soient sans distinction. Une expérience très enrichissante qui à mon sens favorisera mon insertion professionnelle future.

Une pensée particulière à Béatrice Luc, Manuela Geirnaert, Cécile Pécout, Marie-Laure Meunier et Florence Chabaud, du pôle « Sciences » pour leur disponibilité et leurs conseils.

J'adresse également mes remerciements à l'ensemble des personnes responsables des ressources numériques au sein des différentes bibliothèques que j'ai contactées, ayant collaboré dans le cadre de mon étude ; à savoir Annie Brigant à Grenoble, Anthony Regley de la médiathèque du Grand Troyes, et Michel Fauchié de la bibliothèque José Cabanis de Toulouse.

Je voudrais remercier Frédéric Pirault du Service Commun de la Documentation, Caroline Pragout du Service Communication, de l'université de Limoges, et Claire Soubranne chargée de mission animation et communication à la Bfm.

Enfin, je souhaite remercier ma référente de stage Stéphanie Bouvier, pour m'avoir rencontrée sur mon lieu de stage et pour avoir répondu à l'ensemble de mes interrogations.


Texte intégral

Introduction

1 :
 Ministère de la Culture et de la Communication. « 14 propositions pour le...

Dans le cadre d'un stage au sein de la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges, j'avais pour mission d'évaluer et de développer la bibliothèque numérique qu'elle propose à ses usagers. Parallèlement à cela, dans le cadre des nouveaux supports d'information et des nouvelles technologies au sein de la bibliothèque, il m'a été demandé de proposer une réflexion pour la mise en place d'un prêt de liseuses. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un appel à projet intitulé « Contrat numérique pour les bibliothèques »1 mis en place par le Ministère de la Culture et de la Communication. En effet, selon celui-ci, il s'agit de

« doter le contrat numérique d'un volet expérimental de soutien à l'accès aux ressources numériques et au développement de services numériques innovants dans les bibliothèques territoriales françaises »

Aujourd'hui, à l'ère où le numérique connaît une expansion très forte dans notre société et notamment dans le monde des bibliothèques, on se rend compte que nombre de bibliothèques se mettent à proposer des ressources numériques en ligne.

Le numérique est perçu comme l'un des moyens de briser les barrières matérielles auxquelles nous sommes confrontés dans une bibliothèque traditionnelle lors de la consultation de certains documents tels que les ouvrages rares et précieux, ce qui permet également d'élargir l'accès aux collections.

Les bibliothèques numériques présentent donc une formidable opportunité de diffusion de documents en général difficiles d'accès, du fait de leur rareté ou de leur fragilité. Cela est également vrai pour les ressources numériques auxquelles les bibliothèques publiques s'abonnent et qu'elles décident de rendre accessibles à distance.

Les bibliothèques numériques sont également un moyen de multiplier les possibilités de consultation, qui peuvent être simultanées, que l'on ne retrouve pas pour la consultation de documents physiques. Cette mise à disposition en ligne peut par ailleurs toucher de nouveaux usagers, ainsi, nous constatons un élargissement des publics potentiels des bibliothèques.

C'est dans ce contexte de développement des nouvelles technologies et donc de nouveaux services au sein des bibliothèques que l'on retrouve le livre électronique.

Encore peu répandu chez le grand public en France, il fait actuellement l’objet de nombreuses expérimentations. La question sur les liseuses en bibliothèque publique fait partie des recherches menées aujourd'hui autour de cette nouvelle technologie. L'objectif de départ est de déterminer la manière dont le prêt de liseuses pourrait être instauré à la Bibliothèque francophone multimédia. Il s’agit d’élaborer une réflexion autour de la faisabilité d'un tel projet. L'intérêt pour une bibliothèque qui se lance dans cette voie est de se concentrer sur des projets déjà existants.

Le but de cette démarche sera de s'orienter vers des professionnels travaillant au sein d'établissements ayant déjà commencé cette réflexion, afin de recueillir leurs opinions et impressions sur l’introduction et l’utilisation du livre électronique en bibliothèque. Il s'agit également d'établir un état des lieux de l'offre éditoriale mais également de l'offre commerciale de ces nouveaux supports et d'insister sur les contraintes liées à leur intégration en bibliothèque publique.

1- La bibliothèque numérique.

Dans le cadre de mon étude sur l'analyse de la bibliothèque numérique de Limoges, je me suis tout d'abord penchée sur le terme de bibliothèque numérique afin de bien cerner le sujet sur lequel j'allais travailler. En effet, s'agissant d'un concept qui est né avec le numérique ces dernières années, on se rend compte aujourd'hui de la complexité à définir réellement ce que recouvre le terme de « Bibliothèque numérique ». Pour cela, il m'a paru nécessaire d'essayer d'établir une définition de ce concept, afin de pouvoir m'orienter dans la sélection des bibliothèques que j'allais étudier. Enfin, je vous proposerai une analyse de l'offre numérique de certaines bibliothèques par rapport à des critères que j'aurai préalablement définis.

1.1- Qu'est-ce qu'une bibliothèque numérique ? Proposition de définitions.

1.1.1- Bibliothèque virtuelle, bibliothèque hybride ?

2 :
 Intervenant dans le cadre de la Licence Professionnelle Métiers des Bibliothèques et...

Selon Alexis Mons2, la bibliothèque virtuelle est un:

« Ensemble de documents accessibles par voie électronique grâce à l'utilisation de technologies numériques permettant d'acquérir, de stocker, de conserver et de diffuser ces documents ».

La bibliothèque virtuelle est donc une bibliothèque constituée uniquement de documents numériques. Il s'agit d'une bibliothèque « sans murs » qui existe uniquement sur la toile. Elle ne dépend pas d'une bibliothèque traditionnelle.

3 :
 Brophy, Peter, « La bibliothèque hybride », Bulletin des Bibliothèques de France,...

Dans un article du Bulletin des Bibliothèques de France3, le concept de bibliothèque hybride est né avec

« le développement, dans toutes les catégories de bibliothèque, de services de documentation et d’aide à la recherche fondés sur les technologies de l’information et de la communication, venus s’ajouter aux activités plus traditionnelles autour de l’imprimé et du contact direct avec le public ».

On en déduit de cette définition que la bibliothèque hybride est une bibliothèque qui admet à la fois les services d'une bibliothèque conventionnelle et des services développés dans une bibliothèque électronique. Il s'agit de la réunion des ressources imprimées et des ressources numériques qu'une bibliothèque traditionnelle met à disposition de ses usagers. La bibliothèque hybride dépend donc d'une bibliothèque « physique ». Elle existe au travers de celle-ci. Il s'agit donc d'une complémentarité des services d'une bibliothèque traditionnelle et ceux d'une bibliothèque électronique.

1.1.2- Bibliothèque numérique, bibliothèque électronique ?

4 :
 Selon l'INSEE, en 2008, 61 % des hommes et 64 % des femmes en France avaient utilisé...

Aujourd'hui, on considère qu'avec l'avènement du numérique dans nos sociétés, les pratiques des usagers, mais aussi des professionnels, ont évolué et continuent d'évoluer4. Les bibliothèques numériques occupent donc, à l'heure actuelle, une place importante dans la recherche documentaire. De ce fait,

5 :
 CARBONE Pierre et CAVALIER François (dir.), Les collections électroniques, une...

«dans un monde où le numérique a envahi presque tous les actes de la vie quotidienne, les pratiques de lecture et de travail sur les documents changent. Cette évolution est particulièrement visible dans le monde de la recherche, le processus de publication scientifique étant à la pointe de ces transformations5».

La question autour des bibliothèques numériques se pose donc sur la diversification des pratiques des professionnels. Les professionnels de l'information doivent ainsi s'adapter à de nouveaux usages. Or, les bibliothèques réagissent différemment à ces nouveaux besoins, cela conduit à une diversité des bibliothèques numériques. C'est pourquoi il sera nécessaire de définir en amont ce qu'est la bibliothèque numérique.

6 :
Project Gutenberg : free ebooks online download for iPad, Kindle, Nook, Android, iPhone,...
7 :
 Gallica, bibliothèque numérique. « Plus d'un million de livres et de documents...
8 :
 Europeana. [En ligne]. Disponible sur : http://www.europeana.eu/portal/ (consulté le...

De nos jours, le terme de bibliothèque numérique est un concept qui englobe plusieurs notions à la fois. Au départ, via la vague de numérisation qui s'est développée dans les bibliothèques ces dix dernières années, et notamment avec divers projets tels que le projet Gutemberg6 sans oublier Gallica7 et Européana8, on considérait comme bibliothèques numériques, les bibliothèques proposant un accès à distance aux différents fonds numérisés d'une bibliothèque.

9 :
 WATERS, Donald J. « What are Digital libraries ? ». [En ligne] in CLIR Issues, n°4,...

Néanmoins, ce concept est perçu d'une autre manière pour certaines bibliothèques municipales telles que la Bfm entre autres. Sous le terme de bibliothèque numérique, on y retrouve d'une part les collections patrimoniales numérisées par les bibliothèques, mais également les différentes ressources numériques auxquelles celles-ci sont abonnées. La définition de la bibliothèque numérique que je vous propose donc rejoint celle de Waters Donald9 dans son article « What is a digital library ? » :

10 :
 Traduction de l'Enssib : « Les bibliothèques numériques sont des organismes qui...

« Digital libraries are organizations that provide the resources, including the specialized staff, to select, structure, offer intellectual access to, interpret, distribute, preserve the integrity of, and ensure the persistence over time of collections of digital works so that they are readily and economically available for use by a defined community or set of communities.»10.

Je considère que cette définition est plus large que celle que l'on donnerait à une bibliothèque électronique dans le sens où le côté identification et sélection des ressources ainsi que le traitement intellectuel, entre autres, sont pris en compte.

1.2- La Bibliothèque numérique de Limoges.

Aujourd'hui, face aux différentes mutations concernant les conditions d'accès à la culture ; avec l'essor de la culture numérique et de l'internet, la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges a saisi l'opportunité d'offrir un accès gratuit sur place et ou à distance à ses ressources via la création d'une bibliothèque numérique.

1.2.1- Historique : des cédéroms à la bibliothèque numérique.

En 1997, la Bibliothèque de Limoges décide de faire l'acquisition de ressources électroniques dans le but de les mettre à disposition de ses usagers. Elle constitue donc un fonds de cédéroms pour un montant de 545 000 F (soit environ 83 080 euros), soit un peu plus de 20 abonnements souscrits avec en plus des achats de cédéroms multimédias.

De 1998 à 2000, on constate que la mise en place du réseau est difficile et que le fonctionnement n'est pas satisfaisant. Il s'agit là d'une difficulté de fonctionnement d'un point de vue technique. Cependant, les abonnements sont poursuivis et quelques cédéroms multimédias sont encore achetés.

La Bibliothèque de Limoges dispose là d'un budget moins important qu'en 1997, il s'élève à 300 000 F (soit environ 45 730 euros).

11 :
 Base de données qui produit des outils de référence pour les professionnels du livre
12 :
 Il s'agissait d'abonnements aux notices bibliographiques de livres, des publications en...

Dès 2001, une décision « difficile » à prendre fut celle d'interrompre la plupart des abonnements, sauf ceux utilisés par les professionnels à savoir : Electre11 et la BnF12.

Pour cela, de 2001 à 2003, on ne compte plus que ces derniers ainsi que des achats de cédéroms multimédias limités au fonds Jeunesse, Francophonie et Limousin/Patrimoine.

En 2002, un groupe de réflexion transversal est mis en place sur le « Référencement de sites internet dans le catalogue de la Bfm et futur système d'information ». Le premier semestre 2003 est consacré à l'alimentation de la base par une sélection de sites et leur saisie dans le catalogue. Ce travail a abouti à la constitution des « signets de la Bfm », et à la mise en place d'une veille pour en assurer l'actualisation. Durant le second semestre, on passe à un abonnement Internet pour Electre. Le budget est alors de 15 000 euros.

13 :
 Références et CD Rap ressources du domaine de la presse : abonnements en ligne à...
14 :
 Ibid.

L'année 2004 est l'année à laquelle on assiste au passage des données de la BnF sur Internet en accès libre. Parallèlement, on reprend des abonnements en ligne en plus d'Electre ; Références13, Cd-Rap14, Encyclopédie Hachette et le dictionnaire Hachette. A cette époque, le travail de veille sur les sites Internet du catalogue est peu à peu abandonné. Le budget à ce moment augmente de 2000 euros. Il passe à 17 000 euros.

15 :
 Abonnement à destination des professionnels dans le domaine des livres anciens. Quid,...

De 2005 à 2007, les abonnements en cours sont maintenus, et on souscrit de nouveaux abonnements en ligne : Quid, Rarebooks15, Vocale Presse, Louvre.edu. Le budget augmente à nouveau. Il est de 18 000 euros.

16 :
Bibliothécaire à la Bfm, responsable du Pôle Sciences.

A partir de 2008, nous assistons à la constitution du groupe de travail sur la Bibliothèque numérique qui sera animé par Marie-Luce Jousselin16. Le groupe de travail Bibliothèque numérique est constitué de représentants de chaque pôle de la Bfm, sur la base du volontariat. Le groupe se réunit tous les deux mois.

L'objectif de départ se déclinait en deux axes prioritaires. Il s'agissait tout d'abord de mettre en place une réflexion sur la politique d'acquisition des ressources numériques.

Dans un second temps il s'agissait de penser à la manière dont seront présentées d'une part, les ressources propres à la Bfm ; « les Trésors de la Bfm », et d'autre part, les ressources extérieures à celle-ci. L'idée étant de présenter les ressources non seulement aux personnes qui viennent à la bibliothèque mais également d'aller chercher les publics potentiels « hors les murs ». La consultation des ressources auxquelles la Bfm s'abonne est gratuite pour l'usager. Le choix fut également de développer des ressources à destination d'un public large et non des ressources spécialisées car elle se trouve à proximité d'une bibliothèque universitaire qui elle touche un public bien spécifique : des étudiants.

17 :
 Logiciel qui permet la gestion de références. La Bfm y est abonnée dans le cadre du...

Le budget est de 30 000 euros et il sert également pour des abonnements à usage interne ; Electre et Questionpoint17.

La bibliothèque numérique de la Bfm est ouverte en 2010. On souscrit de nouveaux abonnements à destination du public à savoir Pressdisplay et ToutApprendre.com. En 2010 et 2011 le budget passe à 40 000 euros.

1.2.2- La bibliothèque numérique sur le site de la Bfm : présentation et accès.

Avant de présenter la bibliothèque numérique et d'évoquer la manière dont on peut y accéder, il m'a paru nécessaire de redéfinir les objectifs de celle-ci.

La bibliothèque numérique fut établie dans le but de valoriser certaines ressources, en offrant un accès sur place et/ou à distance à des collections numérisées via les « Trésors de la Bfm » mais également aux différentes ressources numériques auxquelles la Bibliothèque est abonnée (bases de données payantes, etc.). On y trouve également une sélection de ressources gratuites que les bibliothécaires ont identifiées et sélectionnées parmi la masse d'informations que nous pouvons trouver sur internet. Ces ressources gratuites seront retirées de la bibliothèque numérique au fur et à mesure de son développement.

La bibliothèque numérique de Limoges est accessible dès la page d'accueil du site de la Bfm. Nous pouvons donc la trouver à partir de l'adresse URL de celle-ci : http://www.bm-limoges.fr/. Le site internet de la Bfm de Limoges se présente sous forme de blocs bien distincts qui permettent d'identifier de facto les différents services, les informations pratiques, les événements...que la bibliothèque propose à ses usagers, mais aussi, une distinction qui permet de présenter les informations selon une organisation interne propre à celle-ci. En effet, dès son déménagement en 1998 de l'ancienne bibliothèque, la Bfm qui est une grande structure fut, organisée en différents pôles thématiques. On compte compte six pôles : les pôles « Sciences », « Art », « Littérature », « Limousin et Patrimoine », « Francophonie » et « Jeunesse ».

Image1

Dans un bloc appelé bibliothèque numérique, nous retrouvons un classement thématique des ressources en ligne proposées par la bibliothèque. Les informations sont présentées sous forme de liens cliquables. En un clic nous accédons directement à une description complète de la première ressource proposée. Par exemple pour la rubrique « Livres numériques », nous accédons à la fiche descriptive de Cyberlibris ; de quel type de ressource il s'agit, comment y accéder, et les configurations requises pour utiliser cette ressource.

Nous constatons également sur la page d'accueil du site la présence en haut à droite des icônes concernant l'accessibilité du site pour les personnes en situation de handicap visuel et sonore, et les différentes langues dans lesquelles est traduit le site.

Image2

Image3

A partir de là, j'ai observé que l'adresse URL de départ est modifiée : http://www.bm-limoges.fr/livres_numeriques.html. Cet aspect technique est très important à prendre en compte car pour que la bibliothèque numérique acquière de la notoriété et de la pertinence ; le fait de pouvoir la citer est nécessaire. Une adresse URL simple risque moins d'être mal saisie qu'une très complexe. Sachant que le but de toutes ressources en ligne est d'être référencée dans les moteurs de recherche, et notamment d'être présentes sur la première page de résultats de ceux-ci ; car dans la pratique, nous savons qu'un usager sur internet ne dépasse pas la première voire la seconde page de résultats de Google par exemple.

1.2.3- La bibliothèque numérique de Limoges aujourd'hui : présentation des ressources numériques et données statistiques.

Présentation des ressources

18 :
 CAREL. « Ressources électroniques : Bibliothèque Publique d'Information ». [En...
19 :
 BPI

Avant de vous présenter la liste des ressources numériques que propose la Bfm, j'ai voulu mettre l'accent sur le fait qu'il existe un Consortium pour l'Acquisition des Ressources Electroniques18 en Ligne piloté par la Bibliothèque Publique d'Information19. En effet, sachant que le coût des ressources numériques est très important, ce consortium a pour but de « faciliter l'intégration des ressources numériques en bibliothèque publique » en négociant sur les tarifs des abonnements fournis par les éditeurs. La Bfm est donc abonnée via CAREL à plusieurs sites payants mis à la disposition de ses usagers. La Bfm est conventionnée avec la BPI dans le cadre des missions de coopération pour la diffusion des ressources numériques et l'appropriation par les usagers des nouveaux supports de lecture.

Je vous propose ainsi de découvrir la liste des différents sites gratuits et payants de la Bfm

Catégories

Ressources payantes

Ressources gratuites

Livres numériques

- Bibliovox Cyberlibris

- Publie.net

- Corpus de littérature contemporaine

- Corpus de littérature de l'Océan Indien

- Ebooks libres et gratuits

- Gallica

- Littérature audio.com

- Poésie française

- Le proscénium

- Voix d'ici

Presse

- Vocale presse

- Références

- Médiapart

- Pressdisplay

- Presse francophone.fr

- Presse électronique.com

- eufeeds.eu

Vidéo

- Arte VOD

- Culture box

- INA

- Europa Film Treasures

Musique

- Naxos

- Cité de la musique

- Dogmazic

- L'e-music box

Autoformation

- ToutApprendre.com

- Encyclopaedia universalis : accès atelier multimédia

Les Trésors de la Bfm

- Le Graduel

- Portraits limousins

- Le Populaire du Centre

- Espace Auteurs

- Fonds littératures francophones

Données chiffrées ; statistiques de la bibliothèque numérique

Pour pouvoir avoir accès aux ressources numériques pour lesquelles la bibliothèque prend des abonnements, les usagers doivent être identifiés, ce qui constitue un élément d'évaluation de l'utilisation des ressources numériques.

La bibliothèque numérique de Limoges compte à ce jour 590 inscrits. Afin de pouvoir évaluer celle-ci, des tableaux statistiques sont élaborés à partir des consultations sur le site internet de la Bfm mais également à partir des données recueillies auprès des fournisseurs des différentes ressources numériques.

20 :
 Manuela Geirnaert assistant qualifié de conservation, personne ressource pour la...

En observant Manuela Geirnaert20 tout au long de l'élaboration des statistiques, je me suis rendue compte qu'il s'agissait d'une opération complexe à effectuer. En effet, les données recueillies auprès des fournisseurs diffèrent d'une plate-forme à une autre. Néanmoins, Manuela se charge de fournir mensuellement les statistiques liées à l'utilisation et à la consultation des ressources de la bibliothèque numérique.

21 :
 Annexe 2, p. 46, Statistiques d'utilisation et de consultation des ressources de la...

Pour évaluer l'utilisation des ressources de la bibliothèque numérique, on a retenu les données concernant le nombre d'inscrits à la bibliothèque numérique et le nombre d'inscrits par origine géographique sur une année. Et pour les consultations des ressources, le nombre d'inscrits par catégorie (livres numériques, musique en ligne, presse, etc.) et le nombre de visites selon le lieu d'accès (sur place, accès à distance), sur un semestre. Ces données sont disponibles à l'annexe 221 : « Statistiques d'utilisation et de consultation des ressources de la bibliothèque numérique de Limoges » du rapport.

A partir du tableau général des statistiques de la bibliothèque numérique que m'a fourni Manuela, on obtient les informations suivantes :

En résumé, nous pouvons dire que de Juin 2010 à Juin 2011, on compte plus de 300 nouveaux inscrits à la bibliothèque numérique. Sachant que le nombre d'usagers actifs de la Bfm est de 47918 (compte lecteur actif + lecteurs qui ont emprunté en 2010), le pourcentage d'inscrits à la bibliothèque numérique représente presque 1% (0,90 %) du nombre total d'inscrits actifs à la Bfm. La catégorie la plus consultée aujourd'hui est celle de la vidéo à la demande alors qu'en 2010 d'après les statistiques, c'était la presse en ligne. Nous pensons que cela vient du fait qu'UniversCiné et Arte Vod se soient associés pour créer la nouvelle plate-forme actuelle connue sous le nom de « Médiathèque Numérique », le catalogue est plus important.

Etablir des statistiques pour les ressources numériques est très important. En effet, celles-ci, pourront servir de critères importants concernant le réabonnement ou non à une ressource. Pour pouvoir recueillir des statistiques, il est nécessaire de réfléchir à la mise en place d'outils de comptage, bien en amont du lancement du service.

1.2.4- Bibliothèque numérique et médiation.

A mon arrivée à la Bfm, je me suis renseignée sur la médiation qui avait été élaborée lors du lancement de la bibliothèque numérique et celle qui existe aujourd'hui.

Au lancement de la bibliothèque numérique, un plan de communication pour promouvoir ce nouveau service fut lancé à la fois en interne et en externe. Après information des différents pôles de la Bfm via les représentants du groupe de travail, une conférence de presse fut organisée dans les locaux de la Bfm, à laquelle des représentants de la presse et de la radio locale ainsi que de la télévision régionale (France 3) y assistèrent.

22 :
 « Vivre à Limoges » bulletin municipal de la ville de Limoges.

En externe, un dossier de presse a été réalisé sur les nouveaux services numériques. Des articles destinés à promouvoir ces services sont parus dans la presse locale22 et régionale. Un communiqué de presse fut également lancé via l'antenne d'une radio locale.

Enfin, la Bfm dispose d'une plaquette d'informations appelée « etc » sur laquelle est mentionnée le programme des manifestations. Une partie détachable « les rendez-vous détachables de la Bfm », concerne l'ensemble des rendez-vous ponctuels.

Au dos de celui-ci, on retrouve les rendez-vous réguliers. Parmi ceux-ci, apparaissent« les rendez-vous du numérique » qui ont lieu le premier samedi du mois. Il s'agit de rendez-vous durant lesquels, Manuela et un personnel de l'atelier multimédia de la Bfm sont chargés en introduction de présenter la bibliothèque numérique aux usagers. Puis, une ressource particulière de la bibliothèque numérique est présentée en détail avec manipulation de celle-ci par les usagers. Il s'agit là d'une médiation via la formation aux usagers. Les personnes assistant aux rendez-vous du numérique sont les personnes inscrites à la bibliothèque numérique. Elles sont informées par mail. Le e-mailing à l'ensemble des inscrits de la bibliothèque numérique est aussi un moyen de communication autour de celle-ci.

Il faut également savoir qu'une grande présentation pour informer les usagers potentiels de l'existence de la bibliothèque numérique a lieu une fois par an dans les locaux de la Bfm.

1.3- Les critères de sélection pour l'étude.

1.3.1- Des bibliothèques territoriales.

Avant de débuter cette partie, je souhaiterais d'emblée soulever le fait que j'ai décidé de ne pas étudier les bibliothèques universitaires, les bibliothèques nationales et internationales. En effet, pour les BU, le public visé n'est pas le même et l'offre documentaire qui en découle également. Concernant les BN et les bibliothèques internationales, celles-ci ont une visée plus importante que les bibliothèques territoriales. Et donc, les moyens mis en œuvre autour des bibliothèques numériques sont plus importants, mon choix fut donc de ne pas les sélectionner. En outre, ces bibliothèques ont développé des sites internet importants pour leur bibliothèque numérique.

Sachant qu'il s'agit d'un phénomène récent au sein des bibliothèques territoriales, les documents écrits sur le sujet n'ont pas été faciles à trouver.

23 :
Bibliothèques numériques – Bibliopédia. [En ligne]. Disponible sur :...

Pour cela, je me suis tout d'abord basée sur une liste de bibliothèques numériques que j'ai trouvée sur le site de bibliopédia23. C'est à partir de là que j'ai pu commencer à établir mes premiers critères de sélection. En effet, sur cette liste, diverses bibliothèques m'étaient présentées. Un classement par type de bibliothèques m'a permis d'orienter mes choix vers les bibliothèques territoriales. C'est aussi à ce moment que j'ai pu constater que le concept de bibliothèque numérique recouvrait différentes réalités. Certaines bibliothèques sont appelées bibliothèques numériques du fait de la mise à disposition en accès libre des fonds numérisés de leur bibliothèque, d'autres, bibliothèques virtuelles, etc. C'est pour cela que j'ai décidé dans un premier temps de redéfinir le concept de bibliothèque numérique.

Une fois étudiée la liste des bibliothèques territoriales, j'ai commencé par visiter l'ensemble des sites proposés. Au sein de cette liste, j'ai décidé de faire l'impasse sur les bibliothèques virtuelles, et celles que je ne considérais pas comme étant pertinentes pour mon analyse.

Je me suis aperçue que celle-ci était insuffisante. Alors, je me suis orientée vers les spécificités de la Bfm.

Afin de pouvoir établir une analyse qui puisse être pertinente pour la Bfm, je suis donc partie des spécificités de celle-ci. En effet, la Bfm étant depuis 1998 une Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale, je me suis donc basée sur l'analyse de sites de bibliothèques de ce type. Dans ce but, elle a pour mission de promouvoir la lecture publique en Limousin. Elle a également comme mission la collecte et la conservation de documents liés à la région « Limousin » au titre du dépôt légal imprimeur de la région. Elle est de ce fait pôle associé de la BnF au titre du dépôt légal imprimeur en région, et également dans le domaine du théâtre et de la poésie francophone.

J'ai commencé par les bibliothèques municipales à vocation régionale.

25 :
 Disponible en ligne sur :...
26 :
 Disponible en ligne sur :...

Pour cela, je suis partie d'une liste de BMVR établie que j'ai trouvée sur wikipédia25 mais également sur Médiadix26. Nous comptons en France aujourd'hui douze BMVR à savoir : Châlons-en Champagne, Limoges, Marseille, Montpellier, Nice, Orléans, Poitiers, Reims, Rennes, La Rochelle, Toulouse et Troyes

27 :
 Disponible en ligne sur : http://www.bibliosesame.org/BIBLIOSESAME_WEB/fr/index.awp
28 :
 Disponible en ligne sur : http://www.guichetdusavoir.org/ipb/index.php?showforum=2
29 :
 Disponible en ligne sur :...

A partir de cette liste, j'ai commencé par regarder quelles bibliothèques proposaient soit une bibliothèque numérique, soit des ressources en ligne voire même des services en ligne ; certaines bibliothèques placent sous ce terme, la sélection de ressources numériques qu'elles mettent à disposition en accès à distance pour les usagers. Je pense que ce concept de « services en ligne » n'est pas approprié à ce type de ressources car il induit l'usager en erreur. En effet, dans la pratique courante, nous trouvons sous ce terme les différents services à distance qu'offre une bibliothèque tels que des services de questions-réponses comme bibliosés@me27, le guichet du savoir28, etc. Pour illustrer ce propos, je vous cite en exemple la Médiathèque de l'agglomération Troyenne29.

J'ai retenu cinq bibliothèques : Montpellier, Orléans, Rennes, Toulouse et Troyes.

30 :
 BnF - Bibliothèques habilitées à recevoir le dépôt légal imprimeur. [En ligne]....

Ensuite, je me suis procurée une liste30 des différentes bibliothèques étant pôle associé à la BnF au titre du dépôt légal imprimeur en région tout comme la Bfm. Tout en parcourant celle-ci, je me suis alors rendue compte que des bibliothèques à vocation régionale que j'avais retenues étaient également « pôle associé » de la BnF à titre du dépôt légal imprimeur ; à savoir la bibliothèque de Toulouse pour la région Midi-Pyrénées, la bibliothèque de Montpellier pour le Languedoc-Roussillon, la bibliothèque de Rennes Métropole pour la Bretagne. Parmi les autres bibliothèques, j'ai retenu la bibliothèque de Lyon pour la région Rhône-Alpes.

En parcourant cette liste, je me suis rendue compte que j'avais omis les bibliothèques des départements et territoires d'Outer-Mer. Alors je me suis mise à analyser leurs sites au même titre que toutes les autres bibliothèques. Cependant, j'ai découvert qu'aucune d'entre elles ne proposait à l'heure actuelle de ressources numériques accessibles à distance. Elles ont donc été écartées de mon étude.

Toujours dans le but d'étoffer ma liste, j'ai essayé d'établir d'autres critères afin d'obtenir une liste conséquente pour l'étude. Je me suis donc orientée vers les données chiffrées.

1.3.3- Sélection par rapport à la population, nombre d'inscrits, nombre d'heure d'ouverture hebdomadaire.

31 :
 ADBGV (Association des Directeurs des Bibliothèques de Grandes Villes). [En ligne]....

Afin de compléter la liste de bibliothèques à analyser, je me suis attachée à choisir des bibliothèques par rapport à la population desservie, le nombre d'inscrits, et le nombre d'heure d'ouverture hebdomadaire de chacune. Pour obtenir ces informations, je me suis rendue sur le site de l'Association des Directeurs de Bibliothèques des Grandes Villes31. Le fait d'avoir opté pour des données chiffrées m'a paru nécessaire car j'ai remarqué que certaines bibliothèques de petite taille proposaient un accès à distance à leur fonds et ont ainsi développé sur leurs sites respectifs une offre de ressources numériques importantes comparées à des structures de grande taille. Les données qui vont suivre sont tirées du site de l'ADBGV. Il s'agit de données chiffrées datant de 2008.

Population

Nombre d'inscrits

Ouverture hebdomadaire

Surface totale (m²)

Grenoble

158746

29796

41

19611

Issy-Les-Moulineaux

62175

12982

44

4360

Lyon

480778

80082

44

40337

La Roche-Sur-Yon

54116

12088

32

5367

Montpellier

378879

36634

39

25173

Orléans

116256

18253

39

9788

Paris

2201578

317195

44

70282

Rennes

399892

30172

40

9700

Toulouse

444392

51067

49

33562

Troyes

125051

50

1136

Dans ce tableau vous remarquerez qu'il ne s'agit pas de l'ensemble des bibliothèques municipales de France. Certaines sont issues de mes sélections précédentes. Pour Issy-Les-Moulineaux et Troyes, j'ai décidé de les intégrer dans mon analyse car ce sont des bibliothèques qui ont mis en place un prêt de liseuses au sein de leur structure.

1.3.4- La richesse et la diversité des ressources.

Les critères permettant de décrire le contenu d'une bibliothèque numérique sont très importants car les choix qui seront faits auront des conséquences sur les fonctionnalités et les services qu'offrira la bibliothèque à ses usagers. Nous savons que le nombre de documents numériques à mettre à disposition des usagers est un facteur dépendant des moyens humains et matériels dont dispose la bibliothèque, mais il faut savoir que plus le nombre de ressources est important, plus le fonds sera considéré comme tel par les utilisateurs, et c'est ce qui influera sur la notoriété de la bibliothèque numérique. L'objectif est de proposer un éventail assez large de documents, de manière à susciter l'intérêt des usagers et ainsi augmenter l'attractivité de la bibliothèque.

A mon sens, la diversité et la richesse des offres de contenus numériques doit faire apparaître des livres numériques, des périodiques électroniques, de la presse en ligne, des fonds patrimoniaux numérisés, de la musique en téléchargement, de la vidéo à la demande, etc.

Après avoir observé plusieurs sites de bibliothèques, je me suis rendue compte que certaines d'entre elles répondaient approximativement à mes besoins pour l'analyse. En effet, dans le cas où les ressources numériques étaient pauvres pour certaines bibliothèques, j'ai décidé de ne pas les sélectionner pour l'étude. C'est pour cela que certaines bibliothèques telles que la BMVR de Marseille et celle de Bordeaux entre autres n'ont pas été retenues pour mon analyse. Pour Bordeaux, il n'existe pas de site dédié à la bibliothèque. Nous accédons aux informations concernant la bibliothèque via le site de la mairie de Bordeaux dans l'onglet « Culture ».

2- Les bibliothèques analysées et compte-rendu d'analyse.

A partir des critères énoncés ci-dessus, j'ai pu sélectionner les bibliothèques qui allaient servir à mon étude, dont je vais, dans un premier temps, vous indiquer la liste. Puis, j'établirai à nouveau une liste de critères destinés à évaluer ces bibliothèques numériques. Enfin, il s'agira à partir de cette étude, d'identifier les améliorations ou les développements possibles pour la bibliothèque numérique de Limoges.

2.1- Liste et critères d'évaluation des bibliothèques sélectionnées.

2.1.1- Les bibliothèques retenues pour l'étude.

Les bibliothèques retenues pour mon étude sont les suivantes :

32 :
 Dépôt Légal Imprimeur en région

Dénomination

Adresse URL

BMVR

DLI32

Prêt de liseuses

Grenoble

http://www.bm-grenoble.fr/

Issy-Les-Moulineaux

http://www.issy.com/index.php/fr/culture/mediatheques

OUI

Lyon

http://www.bm-lyon.fr/

OUI

La Roche-Sur-Yon

http://abcd.ville-larochesuryon.fr/lrsy/

OUI

Montpellier

http://mediatheque.montpellier-agglo.com/

OUI

OUI

Orléans

http://www.bm-orleans.fr/

OUI

Paris

http://tinyurl.com/c7uwz2

Rennes

http://www.bibliotheque-rennesmetropole.fr/

OUI

OUI

Toulouse

http://www.bibliotheque.toulouse.fr/

OUI

OUI

OUI

Troyes

http://www.mediatheque.grand-troyes.fr/

OUI

OUI

2.1.2- Les critères d'évaluation.

Dans un premier temps, afin de pouvoir évaluer au mieux la bibliothèque numérique de Limoges, j'ai décidé de recueillir diverses informations auprès des bibliothèques retenues pour l'étude. Tout d'abord, il s'agissait pour moi de savoir depuis quand ces bibliothèques avaient développé une offre de ressources numériques. Puis, j'ai voulu obtenir les statistiques d'utilisation des ressources, le nombre d'inscrits ou d'identification à ces ressources, le mode de sélection et d'acquisition (au sein d'un groupe de travail ou sous la responsabilité d'un seul professionnel) des ressources.

Pour cela, j'ai tout d'abord établi un premier contact par mail avec les différentes structures. Puis, lorsque ce mail n'avait pas obtenu de réponse, j'ai complété mes démarches par un appel téléphonique. Seuls trois établissements, sur les dix contactés m'ont donné une réponse. Il s'agissait des bibliothèques ayant mis en place un service de prêt de liseuses au sein de leur structure. Malheureusement, les informations qui m'ont été fournies n'étaient pas toujours celles que j'attendais.

Dans un second temps, il s'agissait d'analyser les différentes interfaces des sites des bibliothèques et leur ergonomie, mais aussi la manière dont on accédait aux ressources numériques. Sachant que l'objectif premier d'un site web est de fournir une interface adaptée aux différents modes de lecture des usagers mais également, aux différents usages que les internautes seraient amenés à faire. L'accessibilité des ressources numériques et l'ergonomie du site dans lequel elles étaient présentées m'ont également servi de critères afin de pouvoir déterminer à quel degré ces ressources étaient mises en valeur.

Enfin, j'ai pris en considération la richesse et la diversité des ressources (livres numériques, périodiques électroniques, presse en ligne, fonds patrimoniaux numérisés, musique en ligne, vidéo à la demande...) dans le but de pouvoir en proposer au groupe de travail.

2.2- Analyse des bibliothèques : compte rendu.

Avant de débuter cette partie, je souhaiterais souligner le fait que le compte-rendu qui va suivre provient des analyses effectuées sur les sites Internet des bibliothèques étudiées. Aucune données chiffrées n'apparaîtra ici (nombre d'inscrits au service, statistiques d'utilisation...).

33 :
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Accessibilité_du_Web
34 :
 Cf Annexe 1, p. 42, Grille d'analyse des bibliothèques municipales étudiées.

Lors de mes différentes analyses de site, j'ai cherché à relever comment étaient présentées et organisées les informations concernant les ressources numériques de chaque bibliothèque. J'ai également cherché à repérer des critères concernant l'accessibilité pour les personnes souffrant de handicap visuel ou sonore. Il s'agissait également de voir si le site était accessible pour les étrangers (bouton langue)...autant de critères qui m'ont paru nécessaire à étudier et qui entrent dans les normes préconisées par le W3C33 pour l'accessibilité du web par les personnes souffrant de handicap et pour les séniors. En annexe 134, vous trouverez l'exemple de la grille qui m'a servie pour l'analyse de chaque bibliothèque. Afin de pour vous montrer comment j'ai procédé pour recueillir les informations, toujours en annexe 1 je vous propose de découvrir l'exemple de l'analyse de la Bibliothèque José Cabanis de Toulouse.

2.2.1- Des dénominations qui diffèrent d'un site à l'autre

Tout au long de cette analyse de sites, la tâche n'a pas été facile au départ. En effet, les informations sont présentées différemment d'un site à l'autre. Certaines bibliothèques comme Issy-Les-Moulineaux ne disposent pas de site web propre.

La première des choses que j'avais à faire fut de repérer où se trouvaient les informations que je cherchais. Mais comme vous le verrez pour Toulouse, le concept de « Bibliothèque numérique » est perçu différemment par rapport à la Bfm. Sous ce terme, on y retrouve les ressources numérisées par la Bibliothèque, la presse locale...Sur le site des bibliothèques de Rennes Métropole, on retrouve les ressources numériques dans l'onglet « Services en plus > Numérique ». Pour avoir un aperçu global, je vous propose de découvrir le tableau suivant qui récapitule l'ensemble des bibliothèques analysées avec les différentes dénominations des ressources et les différents accès.

Bibliothèques

Dénomination des ressources sur le site

Accès

Grenoble

Bibliothèque numérique

Accueil > la bibliothèque numérique

Issy-Les-Moulineaux

Bibliothèque numérique 24h/24

Issy.com > Culture > Médiathèques > Services > Bibliothèque numérique

Lyon

Bases de données en ligne

Ressources > Presse et bases en ligne > Bases de données en ligne

La Roche-Sur-Yon

Bibliothèque numérique

Accueil > Bibliothèque numérique

Montpellier

Livres numériques

Accueil > Ressources >Livres numériques

Orléans

Bibliothèque numérique

Accueil > Ressources > Bibliothèque numérique

Paris

Système multimédia des bibliothèques de Paris

Accueil > Le système multimédia des bibliothèques de prêt de la Ville de Paris (cliquer sur naviguer dans la sélection de sites)

Rennes

Numérique

Bibliothèque > Services en plus > Numérique

Toulouse

Ressources numériques

Accueil > Nos ressources > Ressources numériques

Troyes

Services en ligne

Accueil > Les services > Services en ligne

A travers ce tableau, nous constatons déjà que le nombre de clics pour accéder aux ressources est plus important dans certaines bibliothèques. En théorie, il faut savoir qu'au bout de 3 clics si l'usager ne trouve pas l'information qu'il recherche, il finit par se décourager.

2.2.2- Présentation de l'information sur les différents sites

Pour l'ensemble des bibliothèques, les informations concernant les ressources numériques sont claires et lisibles. Cependant, j'ai constaté que certaines d'entre elles avaient omis de proposer un onglet « Accessibilité » pour les personnes en situation de handicap visuel ou sonore. Néanmoins, là où certaines bibliothèques bibliothèques proposent un visuel, d'autres proposent un lien cliquable « Accessibilité.

Bibliothèques

Bouton langues

Accessibilité

Grenoble

Non

Profil handicap et accessibilité

Issy-Les-Moulineaux

Oui

Oui

Lyon

Oui

Oui

La Roche-Sur-Yon

Non

Non

Montpellier

Non

Oui

Orléans

Non

Non

Paris

Non

Oui

Rennes

Oui

Oui

Toulouse

Non

Oui

Troyes

Non

Non

Site de la bibliothèque Rennes Métropole

Image4

Site de la bibliothèque de Issy-Les-Moulineaux

Image5

A chaque fois j'ai constaté que les différents sites avaient pensé à multiplier les accès pour permettre à l'usager de retrouver facilement les ressources numériques. Dans le bandeau en haut de page, dans le menu de gauche...cependant j'ai eu du mal à retrouver les ressources à étudier sur le site des bibliothèques de Paris. L'organisation de l'information est un peu confuse et pas facile à trouver.

35 :
 Intervenante dans la licence professionnelle pour la présentation de la vidéo en...

Sachant que certaines bibliothèques proposent une liste importante de ressources numériques, nous sommes obligés d'utiliser l'ascenseur pour faire défiler les informations afin de parvenir aux dernières ressources. Contrairement à la Bfm où l'ensemble de l'information se trouve au centre de la page, pour toutes les autres bibliothèques, nous sommes obligés d'utiliser l'ascenseur. Cela est un problème pour l'utilisateur non averti qui ne sait pas à quoi sert un ascenseur d'ordinateur (ce cas nous a été présenté lors d'un de nos cours par Roselyne Pichot35).

Parallèlement à ça, j'ai trouvé que les bibliothèques proposées toutes un mini-texte de présentation de l'ensemble des ressources d'abord, puis une description détaillée d'une ressource particulière lorsqu'on clique sur le lien « en savoir plus » ou « pour plus d'informations ».

J'ai également essayé de repérer si en cas de problème (technique par exemple) par rapport à l'utilisation des ressources, il était possible de contacter directement le service en charge. Cependant, je me suis rendue compte que sur certains sites, le seul contact que l'on avait était celui de la mairie (qui se chargeait de rediriger les messages vers les personnes ou services concernés). Je trouve que le fait de ne pas disposer de contact direct et personnalisé est un manque car l'usager aime savoir vers qui se tourner, et surtout à qui il s'adresse.

Enfin, je terminerai ce compte-rendu par un point important qui concerne le signalement des ressources numériques dans le catalogue de chaque bibliothèque. Lors de mes différentes visites sur les sites, j'ai essayé d'effectuer des recherches dans leurs catalogues. J'ai constaté que l'ensemble des bibliothèques ont signalé leur ressources dans leurs catalogues (ce qui n'est pas encore le cas pour la Bibliothèque numérique de Limoges).

2.3- Propositions de développement.

2.3.1- L'interface.

De part les différentes analyses de bibliothèques que j'ai effectuées, je me suis rendue compte que l'interface de la bibliothèque numérique de Limoges était claire et abordable pour un utilisateur lambda. Cependant, le fait d'avoir choisi de présenter les informations dans un cadre rigide serait à mon avis un souci quant à l'ajout de nouvelles informations, de nouvelles thématiques pour les ressources numériques. Par exemple, si l'on décide de rajouter une thématique « ressources jeunesse », un problème technique se posera du fait de la rigidité du cadre.

Par exemple pour illustrer ce propos, lorsque l'on se trouve sur le cadre réservé à la bibliothèque numérique, tout en bas à droite, on remarque que la notion « s'identifier » est coupée, et n'est pas voyante. Ceci est un manque de lisibilité au niveau de l'interface d'accueil. Cependant il faut savoir que même si l'utilisateur ne s'identifie pas à partir de la page d'accueil, il pourra le faire via la fiche descriptive de la ressource, ou encore sur le pavé bibliothèque numérique que l'on retrouve sur la partie gauche de l'écran. La multiplicité des accès aux ressources numériques est important à soulever ici.

Image6

36 :
 Système Intégré de Gestion de Bibliothèques

Cependant, il faut savoir que la Bfm a procédé en mai dernier à un changement de SIGB36. Pour cela, le site web de la Bfm sera certainement modifié. Dans cette perspective, les constats au niveau de l'analyse des sites des bibliothèques pourraient apporter des pistes de réorganisation (ou pas) de la page d'accueil de la Bfm.

37 :
 « les Trésors de la Bfm »

Jusqu'à présent il fallait s'identifier pour consulter toutes les ressources de la bibliothèque numérique, cependant, dans un souci de mise en valeur et de large diffusion des ressources numérisées37, l'interface de la bibliothèque numérique sera scindée en deux parties. Une partie concernera les fonds numérisés avec « les Trésors de la Bfm » et une autre sera attribuée aux ressources extérieures auxquelles la bibliothèque est abonnée. Néanmoins, différents moyens d'accéder aux « Trésors de la Bfm » existent. On peut y accéder sans identification via l'onglet « Patrimoine et Limousin » dès la page d'accueil du site Internet.

Image7

2.3.2- Les ressources.

Au départ, il a été décidé par le groupe de travail, que le nombre de ressources serait limité à environ quatre par thème. Aujourd'hui, après avoir analysé les ressources numériques des bibliothèques territoriales citées ci-dessus, je me suis rendue compte que la plupart des ressources proposées par l'ensemble des bibliothèques se rejoignaient. Néanmoins, avant mon arrivée, une réunion du groupe de travail « bibliothèque numérique » a eu lieu. Lors de cette réunion, il a été question de tester des nouvelles ressources identifiées et sélectionnées par les membres, afin de procéder à leur intégration au sein de la bibliothèque numérique. Ces ressources sont :

Site d'apprentissage pour l'orthographe

Orthodidacte

Histoire

Histoire Premium

Orientation

- Actuel CIDJ

- Canal des métiers

Bande dessinée numérique

- Iznéo

Musique

- Music Me

- Cité de la Musique Live (ressource gratuite déjà intégrée aujourd'hui)

38 :
 BPI

Dans un premier temps, je me suis rendue sur le site de CAREL 38. Après avoir fait un tour de son catalogue, je me suis orientée vers les sites de bibliothèques retenues pour mon analyse afin d'identifier d'autres ressources. Cependant, je me suis aperçue qu'on retrouvait pratiquement les mêmes ressources chez CAREL et chez les BM analysées.

39 :
 Bibliothèque municipale de Lyon. Bases de données en ligne. [En ligne]. Disponible...

Néanmoins, dans le souci de pouvoir proposer de nouvelles ressources au groupe, j'ai établi une liste des différentes ressources identifiées dans les autres bibliothèques. Il s'avère que sur cette liste, la présence de bases de données spécifiques fut à retirer de ma proposition. Ces bases ciblaient un public particulier, notamment les bases de données en langue. Afin d'illustrer mon propos, je vous renvoie sur le site des Bm de Lyon39, qui ont souscrit des abonnements à différentes bases de données spécifiques, du fait de la diversité des publics qu'elle touche ; public étudiant, public étranger important.

Ensuite, à l'approche de la réunion du groupe de travail « bibliothèque numérique » en date du 16 juin 2011, une entrevue avec Manuela Geirnaert m'a permis de faire un point sur la liste que j'ai établie. Cependant, face à l'offre éditoriale française assez pauvre en terme de numérique, je me suis rendue compte que certaines des ressources que j'avais relevées étaient déjà en cours de test par Manuela et les membres du groupe de travail.

40 :
 Centre d'Information et de Documentation Jeunesse
41 :
 Office National d'Information Sur les Enseignements et les Professions. « Information...

Des ressources évoquées ci-dessus, il a été décidé qu'Orthodidacte ne sera pas intégrée cette année mais l'année prochaine. L'offre est à réétudier car s'agissant d'une ressource assez onéreuse, l'important sera d'identifier un public potentiel. Pour cela, il est question de se tourner vers des partenariats avec des associations telles que Culture Alpha à Limoges qui est une association donnant des cours de français aux étrangers. Histoire Premium sera ajouté à la bibliothèque numérique l'année prochaine. Concernant les deux sites sur l'orientation, on a considéré que l'offre n'était pas adaptée pour la bibliothèque sachant qu'il ne propose pas d'accès à distance. En effet il s'agit d'une offre développée pour des sites conçus spécifiquement pour l'orientation à savoir les CIDJ40 par exemple. On a également estimé que le site de l'Onisep41 était assez riche et important en terme d'orientation. On peut y accéder gratuitement. Enfin, pour Iznéo et Music Me, leur ajout à la bibliothèque numérique est prévu d'ici la fin de l'année.

2.3.3- La médiation.

Depuis toujours, la communication autour d'un événement, des ressources, de l'actualité, etc., est un aspect important au sein d'une structure. Nous avons beau créer une animation ou un événement des plus prestigieux qu'il soit, mais un public non informé est un public absent, et l'évaluation de l’événement qui en découle est égale à zéro.

Pour cela, la question que je me suis posée ici, est : « quelle médiation possible pour faire connaître la bibliothèque numérique de Limoges ? ». Il faut savoir que lorsqu'on parle de communication, deux aspects distincts sont à prendre en compte ; la communication interne d'une part (flyers, affiches, communication directe avec l'usager etc.) et la communication externe d'autre part (presse, radio, etc.). Ces aspects sont très importants notamment dans des structures telles que la Bfm, car non seulement les dispositifs de communication que l'on déploie ne sont pas les mêmes mais aussi les personnes ou services de communication sont différents.

J'ai trouvé que les moyens de communication mis en place pour faire découvrir la bibliothèque numérique n'étaient pas suffisants. Pour cela, lors de mes divers entretiens avec les bibliothèques contactées, je leur demandais quelle médiation ils effectuaient pour leurs ressources numériques. Je me suis également mise à rechercher des perspectives de développement autour de la médiation.

Le premier manque que j'ai remarqué fut celui de la médiation en directe avec l'usager aux banques de prêts. En effet, en essayant de comprendre pourquoi il y avait un manque, je me suis tout de suite aperçue que lorsque nous étions en période de grande affluence, on faisait peu voire même pas de médiation directe. Néanmoins, lorsque l'opportunité se présentait, nous la saisissions ponctuellement.

Afin de pouvoir proposer des pistes autour de la médiation, je me suis tout d'abord intéressée aux dispositifs Web 2.0 dont dispose la Bfm. Des posts peuvent être publiés sur la page facebook de la bibliothèque. Aussi sachant que la bibliothèque dispose de blogs, pourquoi ne pas s'orienter sur ces dispositifs. L'intérêt pour la bibliothèque est d'aller chercher les usagers là où ils se trouvent. Aujourd'hui, l'usager se trouve sur les réseaux sociaux. Ce qui est important c'est la médiation numérique.

42 :
 Chargée de mission animation et communication au sein de la Bfm.

Ensuite, j'ai eu un entretien avec Claire Soubranne42, afin de lui proposer des pistes autour de la médiation. Sachant que prochainement, une communication sera faite autour du projet « prêt de liseuses à la Bfm », celle-ci m'a affirmé qu'un dispositif important en terme de communication sera établi à ce sujet. Une plaquette d'information sur les ressources numériques et la bibliothèque numérique sera de ce fait développée. J'ai également proposé l'idée de créer des marques-pages avec une présentation de chaque ressource de la bibliothèque numérique dessus. Cependant, celle-ci m'a clairement fait comprendre que ce serait un dispositif lourd à mettre en place sachant qu'il incombe au service communication de la mairie de décider ou pas de la réalisation de ces marques-pages.

43 :
 Chargé de la formation des usagers, communication externe – site Web au SCD de...
44 :
 SCD

J'ai également pensé qu'il fallait communiquer auprès des étudiants en général mais également des nouveaux inscrits et du personnel de la faculté de Limoges. Pour cela, j'ai décidé de contacter Frédéric Pirault43 du Service Commun de la Documentation de Limoges44. Cet entretien m'a permis d'obtenir un accord sur la diffusion d'informations concernant la bibliothèque numérique sur le site internet du SCD mais également sur la page facebook de la Bibliothèque Universitaire de Limoges. Pour cela, il est demandé à la Bfm de rédiger un fichier de présentation à remettre à Frédéric Pirault qui se chargera de le diffuser par la suite.

45 :
 Service communication de l'Université de Limoges

Sachant qu'en tant qu'étudiante à l'Université de Limoges, je me suis rendue compte que nous recevions dans nos boîtes mails des post'it d'informations diffusés par le service communication de l'Université. Pour cela, j'ai décidé de contacter le service communication de l'Université de Limoges dans le but de recueillir une liste de diffusion à l'intention des étudiants, pour la Bfm. Cependant, lors de mon entretien avec Caroline Pragout45, celle-ci m'a clairement fait comprendre que les post'it diffusés concernent les informations sur les activités de l'Université ou encore sur des actions menées en partenariat avec celle-ci. Et donc dans le but du respect de confidentialité des données personnelles des étudiants mais aussi afin d'éviter l'envoi massif d'informations dans les boîtes mails, il n'était pas possible d'obtenir une liste de diffusion avec les données des étudiants. Néanmoins si une action est menée autour de la Bibliothèque numérique de la Bfm envers les étudiants de l'Université, l'information sera relayée via le service communication.

46 :
 Nouveau Système Intégré de Gestion des Bibliothèques de la Bfm, mis en place en mai...
47 :
 Technicien informatique à la Bfm.
48 :
 Le catalogage est le traitement matériel d'un document. Description matérielle...

Enfin, par rapport aux ressources numériques elles-mêmes, je me suis posée la question de leur signalement dans le catalogue. En effet, je me suis rendue compte qu'à ce jour les ressources numériques n'apparaissaient pas dans le catalogue de la Bfm. Manuela m'a expliqué que cela était dû au fait que la Bfm allait procéder à un changement de SIGB, mais que la cela allait se faire très prochainement. Je me suis donc tournée vers Manuela afin d'essayer de trouver une piste sur le signalement des ressources dans Koha46. Une grille de catalogage pour les ressources numériques existe. Pour le moment, les seules ressources qui ont été cataloguées dans cette rubrique concernent les tapuscrits du pôle francophonie. Après avoir sollicité Willy Gorce47, le choix est de créer une notice pour chaque ressource. Il faut savoir que les informations à l'intérieur de ces notices seront succinctes. En effet, on a décidé de renseigner que certains des champs de la grille de catalogage48 au format Unimarc. Tout d'abord le champ 200 §a concernant le titre et 200 $b pour le type de document, puis un résumé qui présentera la ressource dans la zone 330, la zone 606 pour les mots-matières, la zone 856 qu'on remplira avec le lien URL qui pointera directement à la ressource et enfin la zone 936 concernant les différents accès que l'on propose pour la consultation de la ressource.

3- Réflexion sur la mise en place d'un prêt de liseuses à la BFM.

49 :
 Le Motif. « Observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France ». [En ligne]....
50 :
 ADDNB (Association pour le Développement des Documents Numériques en Bibliothèque)....
51 :
 CAREL est piloté par la BPI. Bibliothèque Publique d'Information. CAREL : Ressources...

Sachant que le prêt de liseuses n'est pour l'instant mis en oeuvre qu'à titre expérimental, je n'ai donc pas trouvé d'ouvrage abordant la gestion de projets comme celui-ci. Pour pallier ce manque, j'ai décidé de me rendre sur le site Le Motif49, l'Association pour le Développement des documents Numériques en Bibliothèques50 et le Consortium pour l'Acquisition des Ressources Électroniques51 afin de prendre contact directement avec les bibliothèques ayant mis en place ce service. Je me suis également basée sur des bilans d'expérimentation de prêts de liseuses disponibles en ligne, afin d'avoir une idée de ce qui s'est déjà fait ailleurs.

Avant d'entamer une réflexion sur la réalisation d'un tel projet au sein de la Bfm, il m'a paru nécessaire dans un premier temps de définir concrètement les usages qui allaient être faits de ces nouveaux supports. Puis dans un second temps, il s'agissait pour moi d'analyser l'offre commerciale en terme de numérique sur le marché ; les éditeurs de contenu mais également les différents modèles de liseuses. Et enfin, je conclurai avec une partie sur les contraintes liées au numérique en bibliothèque.

3.1- Quels usages à la Bfm ?

3.1.1- Consultation ou prêt ?

Peu avant mon arrivée à la Bfm, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale du limousin a mis en place une formation intitulée : « Le livre numérique : matériels de lecture » avec pour thème : « Les impacts des nouveaux dispositifs de lecture ». A la suite de cette formation, on a décidé de constituer un groupe de travail autour des outils de lecture numérique.

Présidé par Monsieur Le Goff, directeur de la Bfm, le groupe s'est donné comme objectif de départ de recenser les offres éditoriales, domaine par domaine, et de réfléchir à des achats de matériel. Néanmoins, les premières questions autour de la réalisation du projet furent de déterminer concrètement les différents usages qui allaient être faits de ces nouveaux supports à la Bfm.

Cette étape fut nécessaire car dans la mesure où nous proposons en prêt ou en consultation sur place un contenu, les droits qui s'y rattachent ne sont pas les mêmes d'une part, et d'autre part, les ressources à intégrer dans les supports sont différentes. Pour les ressources libres de droits il n'y a aucun problème, cependant la question se pose au niveau des ressources numériques auxquelles la Bfm est abonnée dans le cadre de la bibliothèque numérique. En effet, pour certaines ressources, les abonnements contractés pour la bibliothèque numérique ont pour but d'être consultés sur place et/ou à distance pour certaines. Néanmoins, dans ces contrats, le téléchargement de fichiers à intégrer dans les liseuses n'était pas pris en compte. Pour cela, aujourd'hui l'intérêt est de se tourner vers des éditeurs afin de négocier sur ce point.

Suite à une réunion du groupe de travail sur les liseuses à laquelle j'ai participé, il a été décidé de procéder par étapes pour l'intégration des nouveaux supports à la Bfm.

Dans un premier temps, il s'agira de procéder à l'achat de quelques modèles de liseuses pour diffusion dans les différents pôles de la Bfm et également au sein des annexes afin que le personnel se familiarise avec ce nouveau matériel.

Ensuite, il s'agira dans un deuxième temps de proposer ces nouveaux supports en consultation sur place avec un personnel prêt à orienter et informer les usagers et par la suite de développer un projet de prêt envers des usagers bien identifiés.

3.1.2- Qui seront les testeurs ? Quels contenus ?

Dans le cadre de la mise en prêt des liseuses, on a soulevé le fait d'identifier les différentes personnes qui seraient amenées à tester les readers. Divers groupes de testeurs ont été évoqués, ceci étant, cette démarche serait effective uniquement après l'étape « consultation sur place ». Il est nécessaire de savoir en amont qui seront les futurs testeurs sachant que cela influera sur l'achat des différents modèles de liseuses de par leurs caractéristiques propres, mais également du point de vue des ressources à sélectionner pour le prêt.

Nous avons donc pensé à différents groupes tels que « le club séniors » de l'annexe de Beaubreuil , « le club polar » de l'annexe d'Aurence, les inscrits à la bibliothèque numérique de Limoges, etc.

Après avoir choisi les groupes de testeurs, il s'agira de mettre en évidence les différents contenus à proposer en téléchargement. Pour cela, divers entretiens avec les éditeurs par rapport aux abonnements proposés sont en cours de traitement. En effet, les différents abonnements dont nous disposons aujourd'hui au sein de la bibliothèque numérique ne couvrent pas pour la plupart le téléchargement de fichiers. Pour cela, l'objectif actuel est de prendre contact, de négocier et de souscrire avec des éditeurs qui proposeraient des contenus en téléchargement pour les liseuses.

3.2- Retours d'expérience de ce qui a déjà été fait en bibliothèque.

3.2.1- Ebook : contenant ou contenu ?

La lecture sur écran est une pratique qui existe depuis longtemps, cependant, elle se renforce et prend une toute autre dimension avec l'arrivée de nouveaux dispositifs de lecture que l'on appelle ebook, reader, liseuse, ou encore tablette. La lecture numérique a apporté avec elle un vocabulaire innovant, mais qui, pour l'heure, reste encore assez mouvant.

52 :
 JACQUESSON Alain, RIVIER Alexis. « Bibliothèques et documents numériques :...

Pour cela, il m'a paru nécessaire de distinguer le contenu et le dispositif de lecture : le support (contenant) sur lequel on trouve le fichier électronique (contenu). Appelés tous les deux ebook pendant un certain temps, aujourd'hui, selon Alain Jacquesson et Alexis Rivier52, la complexité vient du fait que ce terme anglophone, se traduit en français par « livre électronique ». Mais qu'est-ce que le « livre électronique » ? Le fichier texte ou le support ? Pour eux le ebook se réfère plus au contenu.

53 :
 VIEIRA Lise. « L'édition électronique : de l'imprimé au numérique : évolutions...

Alors que pour Lise Vieira53, il est nécessaire de bien distinguer le livre électronique et le livre numérique. Pour elle, le livre électronique concerne le fichier texte (le contenu) alors que le livre numérique désignerait « l'objet technologique de pointe, […] ordinateur de poche dédié à la lecture ». Face à ces différentes définitions il m'a semblé nécessaire de trancher.

Pour cela, on en restera ici à la définition donnée par le Centre National du Livre. On définira donc la liseuse ou reader comme étant

54 :
 Centre National du Livre. Enquête confiée à Ipsos Mediact intitulée : « Le livre...

« le boîtier électronique portable comportant un écran sur lequel on peut lire des textes numérisés ou numériques que l'on télécharge »54.

Le livre numérique ou ebook sera quant à lui défini comme étant le fichier enregistré sous différents formats (epub, txt, pdf, etc.) supportés ou pas selon le modèle de ebook que l'on dispose. Ces différents formats sont pour les plus connus en France : l'epub et le pdf.

Une autre distinction est à faire au niveau des supports de lecture à savoir la tablette numérique et la liseuse. En effet, le vocable est différent selon le support que l'on a entre les mains.

La différence se trouve au niveau des fonctionnalités propres à ces supports. La tablette offre plus de services que la liseuse. La tablette numérique type l'Ipad de chez Sony est plus grande qu'une liseuse, elle admet de la couleur mais aussi on peut accéder à Internet. Il s'agit d'un appareil sur lequel on peut faire du traitement de texte, créer des présentations (Powerpoint), retoucher des images, réaliser des montages vidéos voire même un appareil qui peut servir de console de jeux. La tablette permet également de gérer notre courrier électronique.

Alors que la liseuse elle ne permet pas de lire des contenus en couleur. Sa taille et son poids sont moins importants qu'une tablette, les fonctionnalités sont restreintes. On peut estimer qu'une tablette est une sorte de mini-ordinateur portable.

La Bfm dispose déjà de sept tablettes numériques. Pour cela, on a décidé de se concentrer sur l'achat de liseuses.

3.2.2- Expérimentations de prêt de liseuses en BM et BU.

55 :
 Savoirs CDI. « Interview de David Liziard ». [En ligne]. Disponible sur :...
56 :
 Bibliothèque municipale de Toulouse. « Livres numériques en bibliothèques ». [En...

Concernant tout nouveau projet à mettre en œuvre, il est toujours bien de rechercher ce qui a déjà été fait auparavant, afin d'identifier les points positifs et négatifs. Pour cela, j'ai décidé de contacter des bibliothèques municipales ayant mis en place une expérimentation de prêt de liseuses telles que Issy-Les-Moulineaux55 (pionnière en terme de prêt de liseuses en BM), Toulouse56, la bibliothèque du Grand Troyes afin de recueillir des informations sur leurs expériences.

Je me suis également rendue sur le site de l'ADDNB dans le but de repérer d'autres bibliothèques ayant fait l'objet d'un tel projet. Il faut savoir que celle-ci met à disposition des liseuses pour les bibliothèques adhérentes. Je leur ai donc adressé une demande de renseignements par mail afin de recueillir les différentes modalités à remplir pour pouvoir bénéficier de liseuses pour la Bfm. Cependant, je n'ai pas reçu de réponse à ce jour. Je trouve qu'il est intéressant de passer par l'ADDNB car un questionnaire adressé aux usagers est également fourni avec les liseuses. La Bfm pourra donc se servir de ce questionnaire lors du lancement du prêt de liseuses.

57 :
 Université d'Angers, Service Commun de la Documentation. « Bilan d'activité...

Pour les bibliothèques universitaires, j'ai consulté le bilan d'activité en ligne qui propose une partie sur le prêt de liseuses à la bibliothèque universitaire d'Angers57 (pionnière pour le prêt de liseuses en BU).

Lors de mes divers entretiens et des consultations de bilan de prêt de liseuses que j'ai effectuées en ligne, j'ai cherché à savoir quels ont été les points négatifs et les points positifs rencontrés par les différentes bibliothèques lors de leurs expérimentations.

Ce qu'il en ressort en positif, est que les personnes sont plus intéressées par l'aspect attractif et novateur du support. En effet, les personnes interrogées ne sont pas très attirées par le contenu proposé sur les liseuses. La découverte d'un nouveau mode de lecture, de nouvelles fonctionnalités telles que le surlignage, l'annotation ou le fait de pouvoir marquer des pages est souligné dans l'ensemble des expérimentations.

Du point de vue des aspects négatifs, les usagers ont relevé l'aspect novateur du support, cependant, ils ont souligné le fait que le contenu était assez restreint. Hormis les œuvres libres de droits, les bibliothèques proposent des téléchargements de fichiers via les différentes plates-formes auxquelles elles sont abonnées. Néanmoins, il s'agit pour la plupart d'oeuvres peu ou pas connues et le désintérêt est patent chez l'usager.

Le second point soulevé concerne le support en lui-même. En effet, lorsqu'une panne ou une casse intervenait sur la liseuse, elle est retirée de la circulation. Et le nombre restreint de modèles pour le prêt dans les bibliothèques mène à des files d'attentes très longues pour pouvoir en disposer d'une. Le délai d'attente pour la réparation est très important. Pour cela, on m'a confié qu'il fallait avoir un cahier des charges bien conséquent dans lequel on mentionnerait la responsabilité de l'usager.

3.3- État des lieux de l'offre commerciale en matière de numérique.

Lors d'un de nos cours sur l'information scientifique et technique, on s'est rendu compte que les revues scientifiques furent les pionnières en matière de mise en ligne de leur contenu pour compléter et ou remplacer l'abonnement papier. A l'heure actuelle, l'offre éditoriale numérique propose des contenus assez diversifiés : presse, articles de presse, dictionnaires, encyclopédies, musique en ligne, vidéo à la demande, etc. Cependant, elle ne couvre pas encore tous les domaines. Pour cela, j'ai décidé de faire un état des lieux de l'offre éditoriale française à un instant T, puis de vous proposer un tableau comparatif des différents modèles de support de lecture aujourd'hui, sachant que les rayons de liseuses continuent d'être alimentés chaque semaine, avec l'arrivée de nouveaux supports.

3.3.1- Les éditeurs de ressources numériques.

Aujourd'hui, on recense très peu d'éditeurs de ressources numériques en France. Diverses plates-formes d'éditeurs se sont développées, cependant on constate que leurs offres ne sont pas adaptées pour les bibliothèques. Les offres sont plus ciblées pour les particuliers. Pour cela, l'intérêt des bibliothèques est de passer par un intermédiaire tel que CAREL afin de pouvoir bénéficier des réductions intéressantes au niveau des tarifs. En effet, les abonnements sont importants et diffèrent d'un éditeur à un autre. Pour cela il est intéressant pour les bibliothèques publiques de transiter par l'intermédiaire de Carel afin de pouvoir bénéficier de tarifs abordables.

Dans un second temps, j'ai pensé aux différentes ressources libres de droits que l'on retrouve sur internet. Sachant qu'il s'agit des premières ressources qui ont été sollicitées dans le cadre des différents projets de prêt de liseuses mis en place par les bibliothèques pionnières en la matière , des listes de bibliographies sont disponibles sur internet. On peut citer pour les plus connues : Gallica, la bibliothèque électronique de Lisieux, Europeana, etc.

La Bfm dispose également d'une plate-forme de téléchargement appelée « la source » que l'on trouve dans le hall d'entrée de la bibliothèque. Cette plate-forme a été mise en place dans le cadre d'un événement organisé par l'atelier multimédia. Il s'agit du « mois du libre ». Sur cette plate-forme, nous pouvons trouver des ressources libres en téléchargement sélectionnées par des professionnels et mis à disposition des usagers. Le principe est simple. L'usager vient avec sa clé USB et télécharge ce qui l'intéresse. Il ne s'agit pas que d'ouvrages. On peut également y télécharger des logiciels libres, des systèmes d'exploitation libres également, etc.

3.3.2- Les différents modèles de liseuses.

58 :
 Bibliographie de Carole Parisot chargée de mission pour les ressources numériques...

Dans le but de pouvoir proposer des modèles de liseuses à l'achat, j'ai procédé à une mission de comparaison de différents modèles présents ou annoncés sur le marché. Pour ce faire, outre la documentation58 qui m'a été remise lors de mon arrivée sur la formation mise en place par le CNFPT, je me suis également tournée vers des périodiques de presse spécialisée en information-documentation tels que le Bulletin des Bibliothèques de France, Archimag etc. Dans le but de pouvoir répondre de mes choix lors des réunions sur le projet « prêt de liseuses » à la Bfm, je me suis rendue à la Fnac et chez Chapitre. Com afin de tester leurs modèles respectifs. J'ai également visité les sites commerciaux des fournisseurs mais également des sites commerciaux de grandes surfaces spécialisées lorsque cela était nécessaire.

Avec l'avènement du numérique dans notre société, nous assistons à l'apparition de nouveaux dispositifs de lecture. Des ordinateurs, nous sommes passés aux liseuses, puis aux smartphones et maintenant aux tablettes. L'évolution technologique engendre avec elle une évolution au niveau des usages des lecteurs d'une part et d'autre part, au niveau du mode d'acquisition du savoir par la lecture numérique.

59 :
 Cf annexe 4, p. 57, Tableau comparatif de l'offre de liseuses en mai 2011.
60 :
 TEXIER Bruno. « Lecture numérique en main »'. In Archimag n°242, mars 2011. p....

Face à cette révolution numérique, nombre d'enseignes connues au niveau mondial, ont réalisé l'importance que cela aurait impacté pour eux d'un point de vue économique. Pour cela des entreprises telles que Sony entre autres ont saisi l'opportunité de développer des nouveaux supports de lecture. Afin de dresser un panorama de l'ensemble des modèles présents sur le marché, j'ai établi un tableau comparatif59 des modèles de liseuses disponibles ou annoncés sur le marché français à un instant précis. Pour ce faire, je me suis basée sur étude comparative diffusée dans un dossier d'Archimag60, que j'ai enrichi de critères qui me semblaient nécessaires notamment pour les différents groupes de testeurs que nous aurions sélectionnés à l'avenir. Par exemple, en réunion il a été mentionné le fait qu'un groupe de testeurs « club séniors » serait retenu. Pour cela, des critères tels que l’agrandissement de la police, par exemple, ont été ajoutés à l'étude.

Ce qui ressort de l'étude est que les prix des liseuses varient d'un modèle à un autre. Il faut savoir que de nouveaux produits arrivent chaque semaine, d'où la nécessité de préciser que l'étude s'est faite à un instant précis de mon stage. Enfin, aujourd'hui, le premier prix pour les liseuses tourne en moyenne autour de 150 euros.

3.4- Avantages et contraintes des liseuses.

3.4.1- Les avantages

Tout d'abord, le premier avantage à noter concerne les nouveaux usages qui peuvent être faits de ce nouveau dispositif de lecture. Le fait de pouvoir emporter une centaine de documents à la fois est perçu comme une révolution par les usagers. Le poids et la taille des différents modèles de liseuses nous permettent aussi de pouvoir transporter facilement dans sa poche de pantalon ou de veste un contenu important.

Les nouveaux modèles présents sur le marché offrent des nouvelles fonctionnalités. La possibilité d'annoter et de surligner des passages de textes. Il est également possible de marquer des pages, afin de les retrouver facilement au moment voulu. Des modèles permettent même de lire du MP3 et peuvent ainsi permettre de télécharger des livres audio, ou encore d'écouter de la musique en lisant. D'autres modèles proposent une fonction appelée « text to speech » qui permet de transformer les textes en discours clairement énoncés.

Un autre élément à soulever est celui de la connexion 3G ou Wifi qui permet de télécharger des livres sans avoir à passer par un ordinateur.

3.4.2- Les contraintes techniques et juridiques.

Face à ces avantages, nous avons relevé des contraintes de différents ressorts. Dans un premier temps, nous allons nous intéresser aux contraintes techniques du livre électronique.

61 :
 Formats propriétaires développés par Amazon.

Il est intéressant de soulever le fait que le livre électronique peut être présenté sous différents formats. Parmi ces formats, le PDF et le format epub pour les plus connus en France sont lisibles sur l'ensemble des liseuses présentes sur le marché. De nos jours, on considère que ces deux formats sont des standards pour les fichiers numériques. Cependant, il faut savoir qu'à côté de ces formats standards, des formats propriétaires tels que Mobipocket, Azw61, etc., se développent également. Ces derniers ne sont lisibles que sur les readers développés par les sociétés propriétaires de ces formats. Pour cela, il faut bien tenir compte de cette contrainte lors de l'achat des supports de lecture.

62 :
 Digital Rights Management (Gestion des Droits Numériques)

Dans un second temps, nous allons parler de DRM62. Afin de lutter contre le piratage, certaines œuvres numériques soumises aux droits d'auteur sont équipées de DRM. Il s'agit d'un programme qui est inséré dans les fichiers en téléchargement dans le but d'en contrôler leur utilisation. Ces verrous à l'utilisation des fichiers en téléchargement sont développés par les éditeurs. Néanmoins, il faut souligner que pas toutes les plates-formes d'éditeurs proposent des fichiers numériques avec DRM.

A la Bfm, on a aussi constaté que le fait de disposer de fichiers avec DRM est un frein pour les usagers fonctionnant avec des systèmes d'exploitation libres tels que Linux, Ubuntu, etc. Ce fut le cas pour un usager de la bibliothèque numérique de Limoges qui a voulu utiliser la Médiathèque Numérique. Nous n'avons pas été en mesure de lui répondre face à cette requête sachant que cela ne dépend pas de la Bfm mais de l'éditeur.

63 :
 BBF

Concernant les contraintes juridiques, dans un dossier intitulé « Le droit contre les bibliothèques ? » paru dans le Bulletin des Bibliothèques de France63, un nouveau point à soulever concerne celui du support. En effet, lorsqu'on achète une liseuse, une licence d'utilisation est vendue avec. La question qui se pose est « a-t'on le droit de prêter une liseuse en bibliothèque ? ». Lors d'une réunion sur le prêt de liseuses à la Bfm, ce point a été soulevé. Pour cela, nous avons décidé de nous renseigner auprès des éditeurs avant l'acquisition des supports. Il sera important de mentionner, lors de l'acquisition, les différents usages qui seront faits de ces supports. Un autre point sera de contacter le service juridique de la mairie de Limoges. Néanmoins, cela dépendra de qui se chargera de l'acquisition des liseuses.

3.4.3- Les contraintes liées aux ressources numériques

64 :
 Cf annexe 5, p. 60, Contact avec Lise Prudhomme , assistante commerciale et marketing...

A l'heure actuelle, on note une offre éditoriale limitée en France. Sachant que c'est une tendance nouvelle dans les bibliothèques de lecture publique, l'offre destinée à ces structures a pris un retard par rapport à celle des bibliothèques universitaires. Par exemple, il existe peu de ressources en terme de Bandes Dessinées numériques. Prenons le cas d'Iznéo : suite à un contact64 avec la personne chargée de l'offre pour les bibliothèques municipales, les tarifs et les modalités d'accès nous seront communiquées qu'en juillet 2011.

L'abonnement aux ressources est à renouveler chaque année et les tarifs sont amenés à augmenter d'une année sur l'autre. Chaque année il faudra donc prendre en compte l'augmentation de ces abonnements dans le budget consacré aux ressources numériques.

Un autre point important concernant ces ressources est que contrairement aux autres documents de la bibliothèque, celle-ci n'est pas propriétaire des ressources pour lesquelles un abonnement est souscrit. En effet, il s'agit d'un contenu proposé directement en consultation via les plates-formes d'éditeurs ? De ce fait, nous n'avons aucune conservation de ces documents.

Enfin, le coût d'un abonnement aux ressources dématérialisées reste assez élevé. C'est pour cela que les bibliothèques se regroupent en consortium pour pallier les coûts élevés et les systèmes de tarification des éditeurs, souvent peu clairs.

Conclusion

L'arrivée du numérique en bibliothèque a engendré différentes mutations. Tout d'abord, au niveau des pratiques des usagers,elle permet aux publics « empêchés », qui ne peuvent se déplacer à la bibliothèque et aux publics en situation de handicap d'avoir accès aux nouveaux supports de communication et de diffusion de la culture. Le numérique permet également d'élargir le public d'une bibliothèque.

Parallèlement à ces nouveaux usages on constate que, pour faire face àces mutations, le métier de bibliothécaire évolue et se diversifie. Aux compétences liées aux pratiques documentaires traditionnelles viennent s'ajouter des compétences techniques mais également informatiques. L'avènement du numérique ouvre les portes à une nouvelle forme de médiation, au traitement de nouveaux supports d'information, mais égalementàde nouvelles ressources en ligne.

Le vocabulaire concernant les nouvelles technologies lui aussi est nouveau et s'enrichit. On constate que le concept de « Bibliothèque numérique » diffère selon la structure qui l’emploie ou qui l’utilise.

65 :
 Daniel Le Goff, conservateur à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges....

Là où certains pensent que la bibliothèque numérique constitue un ensemble de documents numérisés et mis à disposition sur Internet, d'autres considèrent que celle-ci est une entité qui « englobe à la fois les ressources numériques en ligne, le patrimoine numérisé, les outils numériques, internet, les livres électroniques, les réseaux sociaux et les outils collaboratifs65 ». C'est à cette dernière définition que correspondla Bibliothèque francophone multimédia.

Ces nouveaux services en ligne développés par les bibliothèques pour leurs usagers, nécessitent d'être mis en valeur pour les faire connaître mais également d'être évalués dans le but de les développer ou de réorienter certains choix effectués par les professionnels.

A côté de ces nouveaux services en ligne, de plus en plus de bibliothèques s'interrogent sur l’introduction de l'e-book en bibliothèque. Elles s’interrogent sur l’usage qui en serafait mais également sur l'offre de contenu qu'elles pourront proposer aux usagers. Tant de réflexions qui nécessitent d'être développées bien en amont du lancement d'un projet. Il est nécessaire également de réfléchir aux budgets qui y seront consacrés, de rédiger un cahier des charges adapté et de mettre en place un échéancier qui permettra de suivre l'avancement du projet.

Dans ce paysage en pleine mutation, il est difficile de faire des propositions et/ou des analyses qui resteront valides dans le temps. L'ensemble de ce travail repose sur une étude effectuée à un instant où les liseuses remplissent chaque semaine les rayons des grandes surfaces, et où l'offre éditoriale pour les bibliothèques en terme de numérique reste encore assez décevante en France.

Après avoir pris en considération tous ces aspects, la Bfm va faire l'acquisition en 2011 de 20 liseuses de deux marques différentes (10 liseuses Sony et 10 liseuses Bookeen). Dans le courant de l'année 2012 l'expérimentation sur place et le prêt de liseuses seront proposés aux usagers.

Afin de faciliter l’appropriation de ce nouvel outil par le public, un espace spécifique avec des professionnels déds sera créé au sein de la Bfm centre-ville pour permettre aux usagers de manipuler les liseuses et de se familiariser avec le fonctionnement et le contenu de ces supports. Une borne pour expérimenter le téléchargement de documents libres de droits y sera installée. Un questionnaire d'évaluation sera mis à disposition des usagers afin que les bibliothécaires puissent recueillir leurs impressions. Après analyse celui-ci permettra de faire évoluer ce nouveau service.

Il s'agit d'un nouveau défi à relever pour le bibliothécaire comme le souligne Franck Smith :

66 :
 in Documentaliste – Sciences de l'information, mai 2010, vol. 47, n°2, p. 61.

« L'impératif de transversalité au sein des structures documentaires que renforce l'arrivée du livre électronique impose aux professionnels des bibliothèques et de la documentation de savoir mener une veille à la fois technologique, commerciale et documentaire et d'identifier leurs besoins de formation continue pour cerner le livre électronique dans toute sa complexité et bien entendu de savoir accompagner les usagers dans leur utilisation de cette prestation documentaire nouvelle »66.

67 :
 Bibliothèque de Toulouse. Smartphones – Bibliothèque de Toulouse. [En ligne]....

Après l'e-book à la Bfm, dans un futur proche et dans le prolongement des actions déjà engagées pour le développement des ressources numériques et l'appropriation par les usagers des nouveaux supports de lecture, pourquoi ne pas s'orienter vers les nouvelles applications mobiles en bibliothèque, telle que « l'Appli Bibli&Co » de Toulouse67 ?

Liste des sigles

ADDNB : Association pour le Développement des Documents Numériques en Bibliothèques

ADBGV : Association des Directeurs de Bibliothèques de Grandes Villes

Bfm : Bibliothèque francophone multimédia

BM : Bibliothèques Municipales

BMVR : Bibliothèques Municipales à Vocation Régionale

BPI : Bibliothèque Publique d'Information

BBF : Bulletin des Bibliothèques de France

CAREL : Consortium pour l'Acquisition des Ressources Électroniques en Ligne

COUPERIN : Consortium Universitaire de Publications Numériques

DLI : Dépôt Légal Imprimeur

DRM : Digital Rights Management

ENSSIB : Ecole Nationale Supérieure des Sciences de L'information et des Bibliothèques

ONISEP : Office National d'Information Sur les Enseignements et les Professions

URL : Uniform ressource Locator

Bibliographie

Les monographies :

BELISLE Claire. Lire dans un monde numérique.

CARBONE Pierre, CAVALIER François. Les collections électroniques, une nouvelle politique documentaire. Paris : Éditions du Cercle de la Librairie, 2009. 311p. (Collection Bibliothèques).

DACOS Marin, MOUNIER Pierre. L'édition électronique. Paris: La Découverte, 2010. 126p. (Repères).

Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique. Bibliothèques numériques : cours INRIA, 9-13 octobre 2000, La Bresse. Paris : ADBS Editions, 2000. 1 volume, 246 pages.

JACQUESSON Alain, RIVER Alexis. Bibliothèques et documents numériques : concepts, composantes, techniques et enjeux. Paris : Editions du Cercle de le Librairie, 2005. 573p. (Collection Bibliothèques).

MARTIN Chloé. Le guide des bibliothèques numériques : le guide essentiel des savoirs numérisés. [Limoges] : Editions FYP, 2010. 198p.

PAPY Fabrice (dir.). Evolutions sociotechniques des bibliothèques numériques. Paris : Hermès-Lavoisier, 2011. 206p.

PAPY Fabrice (dir.). Usages et pratiques dans les bibliothèques numériques. Paris : Hermès-Lavoisier, 2007. 364p.

Références d'articles de périodiques :

ANTONUTTI, Isabelle. « Livre numérique : offres et usages ». In, Bulletin des Bibliothèques de France, 2010, n°2, p.82-84. [En ligne]. Disponible sur : <http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-02-0084-006> (consulté le 12 juillet 2011).

BEUDON, Nicolas. « Bibliothécaires et jeunes publics ». In, Bulletin des Bibliothèques de France, 2011, n°2, p.89-90. [En ligne]. Disponible sur : <http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-02-0089-003> (consulté le 12 juillet 2011).

BROPHY, Peter. « La bibliothèque hybride ». In, Bulletin des Bibliothèques de France, 2002, n°4, p. 14-20. [en ligne] <http://bbf.enssib.fr/> (Consulté le 12 juillet 2011).

DESRICHARD, Yves. « Les bibliothèques à l'heure du numérique ». In, Bulletin des Bibliothèques de France, 2010, n°6, p.74-75. [En ligne]. Disponible sur : <http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-06-0074-006> (consulté le 12 juillet2011).

DOUET, Fabien, DUPAU, Elodie. « Les e-book en biliothèque ». In, Bulletin des Bibliothèques de France, 2010, n°5, p.88-89. [En ligne]. Disponible sur : <http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-05-0088-005> (consulté le 12 juillet 2011).

PINEAU, Nicolas. « L'édition électronique : quels modèles économiques ? ». In, Bulletin des Bibliothèques de France, 2010, n° 5, p. 86-87. [En ligne]. Disponible sur : <http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-05-0086-004> (consulté le 12 juillet 2011).

TEXIER, Bruno. « Lecture numérique en main ».In, Archimag, n°242, mars 2011, p.36-39.

TEXIER, Bruno. « La médiation numérique, ça s'apprend ». In, Archimag, n°243, avril 2011, p. 20-22.

REMIZE, Michel. « Grands et petits pas du marché du livre numérique ». In, Archimag, n°243, avril 2011, p. 26-27.

TEXIER, Bruno. « Livres numériques : la guerre des formats n'aura pas lieu ». In, Archimag, n°238, octobre 2010. p.30-31.

Sitographie

Ministère de la Culture et de la Communication. « 14 propositions pour le développement de la lecture : contrat numérique pour les bibliothèques ». [Document PDF en ligne]. Disponible sur : <http://www.addnb.fr/IMG/pdf/annonce_appel_a_projets2011.pdf> (consulté le 12 juillet 2011).

Project Gutenberg. « Free ebooks online download for iPad, Kindle, Nook, Android, iPhone, iPod Touch, Sony Reader ». [En ligne]. Disponible sur : <http://www.gutenberg.org/browse/languages/fr> (consulté le 12 juillet 2011).

Gallica, bibliothèque numérique. « Plus d'un million de livres et de documents gratuits ». [En ligne]. Disponible sur : <http://gallica.bnf.fr/ebooks> (consulté le 12 juillet 2011).

Europeana. [En ligne]. Disponible sur : <http://www.europeana.eu/portal/> (consulté le 12 juillet 2011).

WATERS, Donald J. « What are Digital libraries ? ». [En ligne] in CLIR Issues, n°4, 1998. Disponible sur : <http://www.clir.org/pubs/issues/issues04.html> (consulté le 12 juillet 2011).

BPI. « CAREL : ressources électroniques : Bibliothèque Publique d'Information ». [En ligne]. Disponible sur : <http://www.bpi.fr/fr/professionnels/collections_et_services2/carel_ressources_electroniques.html> (consulté le 12 juillet 2011).

Bibliothèque nationale de France. Bibliothèques habilitées à recevoir le dépôt légal imprimeur. [En ligne]. Disponible sur : <http://www.bnf.fr/fr/professionnels/dl_formulaires/s.dl_formulaires_bdli.html?first_Art=non#SHDC__Attribute_BlocArticle0BnF>(consulté le 12 juillet 2011).

ADBGV (Association des Directeurs des Bibliothèques de Grandes Villes). [En ligne]. Disponible sur : <http://www.adbgv.asso.fr/index.php?page=statistiques> (consulté le 12 juillet2011).

Le Motif. « Observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France ». [En ligne]. Disponible sur : <http://www.lemotif.fr/fr/>(consulté le 12 juillet 2011).

ADDNB ( Association pour le Développement des Documents Numériques en Bibliothèque ). [En ligne]. Disponible sur : <http://www.addnb.fr/> (consulté le 12 juillet 2011).

Centre National du Livre. Enquête confiée à Ipsos Mediact intitulée : « Le livre sera-t-il numérique ? » de septembre 2009 à février 2010. [En ligne]. Disponible sur : <http://www.centrenationaldulivre.fr/?Le-livre-sera-t-il-numerique> (consulté le 12 juillet 2011).

Savoirs CDI. « Interview de David Liziard ». [En ligne]. Disponible sur : <http://www.cndp.fr/savoirscdi/metier/les-autres-professionnels-de-la-documentation-et-de-linformation/interview-de-david-liziard.html> (consulté le 12 juillet 2011).

Bibliothèque municipale de Toulouse. « Livres numériques en bibliothèques ». [En ligne]. Disponible sur : <http://pro.bibliotheque.toulouse.fr/livres-numeriques.html> (consulté le 12 juillet 2011).

Université d'Angers, Service Commun de la Documentation. « Bilan d'activité 2008-2009 ». [En ligne]. Disponible sur : <http://issuu.com/tacheau/docs/rapport_08_en_ligne> p. 52-53 (consulté le 12 juillet 2011).

Les blogs de professionnels :

MERCIER, Sylvère. « Bibliobsession : le blog d'un bibliothécaire bibliobsédé des bibliothèques ». [En ligne]. Disponible sur : <http://www.bibliobsession.net/> (consulté le 12 juillet 2011).

« Actualitté » : les univers du livre ». [En ligne]. Disponible sur : <http://www.actualitte.com/> (consulté le 12 juillet 2011).

Annexes

Annexes (1,3Mo)

Notes

1  Ministère de la Culture et de la Communication. « 14 propositions pour le développement de la lecture : contrat numérique pour les bibliothèques ». [Document PDF en ligne]. Disponible sur : http://www.addnb.fr/IMG/pdf/annonce_appel_a_projets2011.pdf (consulté le 12 juillet 2011).

2  Intervenant dans le cadre de la Licence Professionnelle Métiers des Bibliothèques et de la Documentation pour l'UE 7 « Document Numérique ».

3  Brophy, Peter, « La bibliothèque hybride », Bulletin des Bibliothèques de France, 2002, n° 4, p. 14-20. [en ligne] <http://bbf.enssib.fr/> (Consulté le 12 juillet 2011).

4  Selon l'INSEE, en 2008, 61 % des hommes et 64 % des femmes en France avaient utilisé Internet au moins une fois par semaine en moyenne. Cette proportion monte à 88 % et 89 % pour la population ayant un niveau scolaire élevé. Disponible en ligne sur : <http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF05165 > (consulté le 12 juillet 2011).

5  CARBONE Pierre et CAVALIER François (dir.), Les collections électroniques, une nouvelle politique documentaire, Paris, Cercle de la librairie, 2009, 311 p.

6 Project Gutenberg : free ebooks online download for iPad, Kindle, Nook, Android, iPhone, iPod Touch, Sony Reader. [En ligne]. Disponible sur : <http://www.gutenberg.org/browse/languages/fr> (consulté le 12 juillet 2011).

7  Gallica, bibliothèque numérique. « Plus d'un million de livres et de documents gratuits ». [En ligne]. Disponible sur : <http://gallica.bnf.fr/ebooks> (consulté le 1e2 juillet 2011).

8  Europeana. [En ligne]. Disponible sur : http://www.europeana.eu/portal/ (consulté le 12 juillet 2011)

9  WATERS, Donald J. « What are Digital libraries ? ». [En ligne] in CLIR Issues, n°4, 1998. Disponible sur : http://www.clir.org/pubs/issues/issues04.html (consulté le 12 juillet 2011) .

10  Traduction de l'Enssib : « Les bibliothèques numériques sont des organismes qui fournissent les ressources nécessaires, y compris le personnel qualifié, pour sélectionner, permettre l'accès intellectuel, interpréter, distribuer, conserver l'intégrité et assurer la préservation dans le temps de collections de documents numériques afin qu'ils soient disponibles à l'usage d'une ou plusieurs communautés».

11  Base de données qui produit des outils de référence pour les professionnels du livre

12  Il s'agissait d'abonnements aux notices bibliographiques de livres, des publications en série, des documents électroniques, des documents sonores, audiovisuels et multimédias, à Myriade (le Catalogue collectif national des publications en série, et aux notices d'autorité (auteurs, titres uniformes, mots-matières Rameau).

13  Références et CD Rap ressources du domaine de la presse : abonnements en ligne à destination des usagers pour développer les ressources accessibles aux usagers.

14  Ibid.

15  Abonnement à destination des professionnels dans le domaine des livres anciens. Quid, Vocale Presse et Louvre.edu sont des abonnements à destination du public.

16 Bibliothécaire à la Bfm, responsable du Pôle Sciences.

17  Logiciel qui permet la gestion de références. La Bfm y est abonnée dans le cadre du service en ligne de question réponse piloté par la BPI : Bibliosés@me. Il permet entre autres l'archivage des questions dans un réservoir et le reversement des questions et réponses jugées pertinentes par les bibliothécaires dans une base commune.

18  CAREL. « Ressources électroniques : Bibliothèque Publique d'Information ». [En ligne]. Disponible sur : http://www.bpi.fr/fr/professionnels/collections_et_services2/carel_ressources_electroniques.html (consulté le 12 juillet 2011).

19  BPI

20  Manuela Geirnaert assistant qualifié de conservation, personne ressource pour la bibliothèque numérique.

21  Annexe 2, p. 46, Statistiques d'utilisation et de consultation des ressources de la Bibliothèque numérique de Limoges.

22  « Vivre à Limoges » bulletin municipal de la ville de Limoges.

23 Bibliothèques numériques – Bibliopédia. [En ligne]. Disponible sur : http://www.bibliopedia.fr/index.php/Bibliothèques_numériques (consulté le 1er juillet 2011).

24  Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale

25  Disponible en ligne sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bibliothèque_municipale_à_vocation_régionale

26  Disponible en ligne sur : http://mediadix.u-paris10.fr/cours/Bibliotheconomie/typobib/8typobib.html

27  Disponible en ligne sur : http://www.bibliosesame.org/BIBLIOSESAME_WEB/fr/index.awp

28  Disponible en ligne sur : http://www.guichetdusavoir.org/ipb/index.php?showforum=2

29  Disponible en ligne sur : http://www.mediatheque.grand-troyes.fr/webmat/content/services-en-ligne

30  BnF - Bibliothèques habilitées à recevoir le dépôt légal imprimeur. [En ligne]. Disponible sur : http://tinyurl.com/6kwgluc (consulté le 12 juillet 2011).

31  ADBGV (Association des Directeurs des Bibliothèques de Grandes Villes). [En ligne]. Disponible sur : http://www.adbgv.asso.fr/index.php?page=statistiques (consulté le 12 juillet 2011).

32  Dépôt Légal Imprimeur en région

33  http://fr.wikipedia.org/wiki/Accessibilité_du_Web

34  Cf Annexe 1, p. 42, Grille d'analyse des bibliothèques municipales étudiées.

35  Intervenante dans la licence professionnelle pour la présentation de la vidéo en bibliothèque.

36  Système Intégré de Gestion de Bibliothèques

37  « les Trésors de la Bfm »

38  BPI

39  Bibliothèque municipale de Lyon. Bases de données en ligne. [En ligne]. Disponible sur : http://php.bm-lyon.fr/bdd_rubrique/index.php (consulté le 12 juillet 2011).

40  Centre d'Information et de Documentation Jeunesse

41  Office National d'Information Sur les Enseignements et les Professions. « Information Nationale et régionale sur les métiers ». [En ligne]. Disponible sur http://www.onisep.fr/ (consulté le 12 juillet 2011).

42  Chargée de mission animation et communication au sein de la Bfm.

43  Chargé de la formation des usagers, communication externe – site Web au SCD de Limoges.

44  SCD

45  Service communication de l'Université de Limoges

46  Nouveau Système Intégré de Gestion des Bibliothèques de la Bfm, mis en place en mai 2011. Il prend la suite de Loris.

47  Technicien informatique à la Bfm.

48  Le catalogage est le traitement matériel d'un document. Description matérielle (Titre, Auteur, Editeur...). Le traitement intellectuel du document s'appelle l'indexation.. Cf annexe 3 p.. 56, , Grille de catalogage des ressources numériques sous Koha.

49  Le Motif. « Observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France ». [En ligne]. Disponible sur : http://www.lemotif.fr/fr/ (consulté le 12 juillet 2011).

50  ADDNB (Association pour le Développement des Documents Numériques en Bibliothèque). [En ligne]. Disponible sur : http://www.addnb.fr (consulté le 12 juillet 2011).

51  CAREL est piloté par la BPI. Bibliothèque Publique d'Information. CAREL : Ressources électroniques. [En ligne]. Disponible sur : http://www.bpi.fr/fr/professionnels/collections_et_services2/carel_ressources_electroniques.html (consulté le 12 juillet 2011).

52  JACQUESSON Alain, RIVIER Alexis. « Bibliothèques et documents numériques : concepts, composantes, techniques et enjeux ». Editions du Cercle de la Librairie, 2005. 573p. (Bibliothèques).

53  VIEIRA Lise. « L'édition électronique : de l'imprimé au numérique : évolutions et stratégies ». Pessac : Presses universitaires de Bordeaux, 2004. 188 p. (Labyrinthes).

54  Centre National du Livre. Enquête confiée à Ipsos Mediact intitulée : « Le livre sera-t-il numérique ? » de septembre 2009 à février 2010. [En ligne]. Disponible sur : http://www.centrenationaldulivre.fr/?Le-livre-sera-t-il-numerique (consulté le 12 juillet 2011).

55  Savoirs CDI. « Interview de David Liziard ». [En ligne]. Disponible sur : http://www.cndp.fr/savoirscdi/metier/les-autres-professionnels-de-la-documentation-et-de-linformation/interview-de-david-liziard.html (consulté le 12 juillet 2011).

56  Bibliothèque municipale de Toulouse. « Livres numériques en bibliothèques ». [En ligne]. Disponible sur : http://pro.bibliotheque.toulouse.fr/livres-numeriques.html(consulté le 12 juillet 2011).

57  Université d'Angers, Service Commun de la Documentation. « Bilan d'activité 2008-2009 ». [En ligne]. Disponible sur : <http://issuu.com/tacheau/docs/rapport_08_en_ligne> p. 52-53 (consulté le 12 juillet 2011).

58  Bibliographie de Carole Parisot chargée de mission pour les ressources numériques (Poitiers) et Lorenzo Soccavo, consultant en prospective du livre et de l'édition.

59  Cf annexe 4, p. 57, Tableau comparatif de l'offre de liseuses en mai 2011.

60  TEXIER Bruno. « Lecture numérique en main »'. In Archimag n°242, mars 2011. p. 36-39.

61  Formats propriétaires développés par Amazon.

62  Digital Rights Management (Gestion des Droits Numériques)

63  BBF

64  Cf annexe 5, p. 60, Contact avec Lise Prudhomme , assistante commerciale et marketing Iznéo.

65  Daniel Le Goff, conservateur à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges. « L'étonnante plasticité des compétences professionnelles et la bibliothèque numérique », in, Bulletin des Bibliothèques de France, n°4, 2011, p.84.

66  in Documentaliste – Sciences de l'information, mai 2010, vol. 47, n°2, p. 61.

67  Bibliothèque de Toulouse. Smartphones – Bibliothèque de Toulouse. [En ligne]. Disponible sur : <http://www.bibliotheque.toulouse.fr/smartphones.html> (consulté le 12 juillet 2011).

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Pour citer ce document

Weinane Louise. Les nouveaux supports d'information : évaluation et développement de la bibliothèque numérique et réflexion sur la mise en place d'un prêt de liseuses à la Bibliothèque francophone multimédia, [En ligne], Rapport de stage, Licence professionnelle Métiers des bibliothèques et de la documentation. Limoges : Université de Limoges, 2011. Disponible sur : http://epublications.unilim.fr/memoires/licenceprombd/355 (consulté le 23/09/2014).