Avant la guerre

Cette première période s'impose si l'on veut rendre compte de l'album Jeanjean et de sa vie. Même si cette partie ne correspond à rien du point de vue du classement choisi par lui. Les lieux (villes et leurs environs) qui ont servi de critère de classement (logique pour un album) apparaissent dans l'ordre où ils sont intervenus dans son existence pendant les années de guerre ; ce qui ne l'empêche pas - on le verra par exemple très nettement dans la partie suivante intitulée Sedan – d'y insérer bien d'autres cartes de différentes origines et époques de 1900 à la fin des années 30. Il y a donc d'une part un regroupement évident par lieux, d'autre part une histoire sous-jacente – cachée, de propos délibéré ou non, mais inévitablement dès lors que les images l'emportent – histoire cachée au verso qu'il a fallu reconstituer d'autant plus difficilement que l'ordre chronologique à l'intérieur de chaque section topographique ou thématique a toujours été sacrifié aux nécessités de la mise en page de l'album.

La première carte, datée de 1900, seule antérieure à la venue des Jeanjean à Paris, 'préhistorique' en quelque sorte, laisse place à toutes suppositions.

Ensuite, ce sera le service militaire. Jeanjean n'est pas encore marié, sans doute n'a-t-il pas encore rencontré sa future. Ce n'est pas elle la « Mme Jean » à laquelle il envoie la carte n°399 (cinquième de ce chapitre) ; probablement une de ses tantes, mais laquelle ? La carte précédente adressée à Melles Jean montre qu'elles habitent ensemble. Toujours est-il qu'il n'assume pas encore son nom de Jeanjean ; lui aussi à cette époque reçoit plusieurs cartes adressées à "Simon Jean"...

La partie "service militaire" se termine avec une jolie série de cartes d'un camarade d'armes, Marcel Joubert.

Les dernières cartes, datées de 1910-1911, permettent notamment de suivre les adresses parisiennes de la famille Jeanjean - toujours dans le Vingtième arrondissement. On y voit apparaître Blanche qu'il épousera en 1913. Puis ce sera la naissance de Denise. Et la guerre, l'année suivante...

Correspondance